Union des musiciens et des travailleurs apparentés qui protestent devant le siège social de Spotify à San Francisco. Photo : Patrick Perkins via Unsplash (2021)
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Spotify et Maissiat. Pourquoi la musique doit rester un art vivant

L’essor spectaculaire de Spotify et des plateformes de streaming a profondément transformé la manière d'écouter la musique, ainsi que la pratique des artistes. Le système de redistribution des revenus suscite les critiques, car il favorise les superstars et les maisons de disques installées depuis longtemps, au détriment des artistes émergeants et des labels indépendants.

Les sites de streaming, Spotify en tête, deviennent des machines de guerre qui changent en profondeur l’industrie de la musique. Examinons les conséquences économiques et culturelles de ce phénomène.

Spotify en premier lieu : une entreprise de la Tech européenne (pour changer !). Une croissance de 18 % en 2020, près de 8 milliards d’euros de revenus, et plus de 5 milliards d’euros reversés aux ayant-droits, dont essentiellement les maisons de disques, qui en transfèrent une partie aux artistes et aux autres détenteurs de droits. Et une capitalisation boursière qui jouxte les 50 milliards d’euros.

Certains chiffres stupéfient : 70 millions de pistes enregistrées et disponibles ; 60 000 ajoutées quotidiennement, ce qui fera 22 millions de plus à la fin de cette année. Il y a désormais 8 millions de « créateurs » présents sur le site, dit Daniel Ek, le co-fondateur et dirigeant de Spotify. Par « créateurs », il entend les artistes mais aussi, de plus en plus nombreux puisqu’ils sont 2,2 millions, les personnes qui « podcastent » différents types de médias, ce qui montre au passage que Spotify est en route pour être un réseau social de plein rang.

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