Le projet religieux de Jacques Delors, trois décennies plus tard.
Jacques Delors n'a pas trouvé la voie d'un rôle significatif pour la religion dans l'intégration européenne, comme il l'espérait. On lui doit néanmoins la pratique de la consultation entre les chefs religieux et les dirigeants de l'Union européenne, formalisée par l'article 17 du traité de Lisbonne. Ainsi, Delors est sans doute l'homme politique européen qui a eu l'impact le plus significatif sur la forme des relations entre religion et politique dans l’Union européenne.
« Si dans les dix prochaines années nous n'avons pas réussi à donner une âme à l'Europe, à lui donner une spiritualité et un sens, le jeu sera fini.1 »
Jacques Delors
Jacques Delors est peut-être la personnalité la plus paradoxale de l'histoire de l'intégration européenne : un catholique défendant la laïcité, un homme de gauche qui a accompagné la période de l'intégration européenne la plus orientée vers le libre marché, un membre du parti socialiste qui a été plus proche de l'idéologie de la démocratie chrétienne que la plupart des démocrates-chrétiens.
Une inspiration importante pour son engagement en Europe a été la rencontre avec les personnalistes liés à Esprit, la revue par laquelle il s'est familiarisé avec la pensée de Jacques Maritain et Emmanuel Mounier. Son attachement à l'idée de l'Europe était également lié à l'influence du « père fondateur » français du projet européen, Robert Schuman : « J'avais lu tout ça et ça m'avait beaucoup impressionné, surtout Maritain […] si vous voulez, c'était toujours mon inspiration profonde […] et puis, il y a eu une révélation, c’est quand Hannah Arendt a parlé du pardon et de la promesse. Là je me suis dit, voilà la formule qui justifiera leur chemin. Elle l'a publiée au début des années 60, mais le pardon qui n'est pas l'oubli et la promesse que les nouvelles générations allemandes seront réintégrées dans la commune, ça m'a complètement convaincu et je vous dis, à ce moment-là j’ai compris que l'appel de Robert Schuman […] avait une haute valeur spirituelle. Pas simplement politique, mais spirituelle. Et ce jour-là, j'ai dit : Voilà, la voie est tracée “2 ».
Les avis divergent sur la manière dont la religiosité de Delors s'est traduite en action politique. Les personnes qui ont travaillé avec lui étaient convaincues qu'elle jouait un rôle important dans sa vie politique : « Il n'était pas nécessaire de travailler longtemps avec Delors pour découvrir qu'il était un chrétien dévoué. Il n'était pourtant pas un chrétien doctrinaire 3 ». Selon l'un de ses conseillers, il est même allé voir le nonce de Belgique, et lui a demandé ce qui pouvait être fait pour l'Europe du point de vue catholique. Le nonce suggéra à Delors de lancer un réseau de prières dans les monastères bénédictins. C'est ce qu'il fit- le réseau s'appelle Groupe Chevetogne (le nom vient du monastère situé près de Namur, en Belgique). Ce mouvement était une référence claire à l'histoire monastique de l'Europe, l'un des fondements de la culture européenne. Il est plutôt surprenant qu'un socialiste français s'engage aussi ouvertement dans une initiative de ce type, et cela montre également que les lignes de démarcation entre le christianisme et le projet européen sont plus floues qu'on ne pourrait le supposer.
Delors et Jean-Paul II : Une déception mutuelle
La religiosité de Delors ne l'a pas pour autant conduit à entretenir des relations étroites avec la hiérarchie de l'Église catholique. Il était souvent en désaccord avec les chrétiens (surtout les catholiques) qui exigeaient une visibilité de l'engagement religieux. C'est probablement la raison pour laquelle ses relations avec le pape Jean-Paul II ont été plutôt difficiles. Delors souhaitait sans doute un soutien plus important pour ses grands projets européens ; Jean-Paul II attendait une référence plus claire et plus explicite du projet européen à ses racines chrétiennes. Delors était contrarié que le pape ne voie pas ses efforts pour changer le destin du continent et considère le projet comme étant de nature économique. Comme il l'a dit plus tard : « [L]e Vatican considère la construction européenne comme un phénomène matérialiste et économiciste. […] N’est-il pas conscient qu’au sein des responsables européens certains luttent pour essayer de préserver, contre vents et marées, une dimension sociale à l’économie, ainsi qu’une dimension éthique, voire spirituelle ?4 ».
Leur divergence de vue était double. Ils ont d’abord hérité de visions très différentes du lien entre catholicisme et identité. Pour le Pape, le catholicisme était le principal marqueur d'identité, une caractéristique déterminante de la réalité politique, même s'il approuvait la notion de séparation entre l'Église et l'État, qui s’imposa véritablement dans l’Église après Vatican II. Delors, qui a grandi en France, a été fortement influencé par l'héritage de la loi de 1905 et le consensus général sur la séparation stricte entre l'Église et l'État. Son expérience a également été marquée par le positionnement ambigu de l'Église catholique pendant la Seconde guerre mondiale à l'époque du général Pétain. Cette expérience fasciste a également été cruciale pour l'épanouissement du personnalisme de gauche après la Seconde Guerre mondiale en France, qui était si proche du cœur de Delors. Le personnalisme était également bien connu de Jean-Paul II, qui, en tant que jeune prêtre, a visité Paris à la fin des années 1940, et a vraisemblablement eu des contacts avec des personnalistes. Pourtant, dans les années 1980, sa position sur le rôle public du christianisme était à bien des égards différente de celle représentée par les héritiers de la tradition personnaliste française (en particulier ceux de gauche). Par ailleurs, Delors et Jean-Paul II ont adopté des positions différentes dans le débat constitutionnel. Jean-Paul II était très favorable à la présence symbolique du christianisme dans le traité établissant une Constitution pour l'Europe, alors qu' il s'agissait pour Delors d'une question de second ordre. Il était plus intéressé par le dialogue entre la Commission et les églises sur les questions les plus importantes de son point de vue : la lutte contre la pauvreté, les élargissements des Communautés européennes, la question du chômage.
À ce titre, il est remarquable que Delors ait été un partisan de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Comme le démontre Bérengère Massignon, cela correspondait à sa conception de ce que devait être l'Europe : « Pour Jacques Delors, l’Union reste une communauté de valeurs (non spécifiquement européennes certes), mais pourtant au cœur du projet européen depuis les pères fondateurs, comme la paix, la démocratie…5 ». Les personnalistes des années 1940 et 1950 ne voyaient pas la nécessité de faire du christianisme « un marqueur d'identité », car l'imaginaire européen était encore très largement chrétien. Le fait que les personnalistes contemporains, comme Delors ou Van Rompuy, ne considèrent pas le christianisme comme un trait distinctif du projet européen a une signification différente, dans une Europe largement post-chrétienne. Ils se distinguent également de leurs aînés sur le plan de l'attitude envers le libéralisme : les personnalistes d'aujourd'hui sont beaucoup moins anti-libéraux, ce qui serait impensable pour des penseurs comme Emmanuel Mounier. Comme le dit Tony Judt, à propos de Mounier, « le fascisme pouvait être la menace immédiate, mais le libéralisme était le véritable ennemi6 ».
La vision de Delors était proche de celle présentée par Schuman : Le christianisme devait être visible dans l'axiologie de la construction européenne, mais pas lui donner une identité officielle. Ils pensaient tous deux que les valeurs tirées du christianisme pouvaient être partagées également par les non-croyants. Delors, probablement parce que la religiosité est devenue un choix moins évident dans les années 1980 et 1990, est allé plus loin que Schuman : il voulait doter l'Union européenne d'un canal ouvert pour permettre des contacts spéciaux avec les églises, afin d'accompagner, selon lui, l'intensification de l'intégration.
L'intensification de l'intégration
Delors est devenu président de la Commission européenne en 1985. À cette époque, la volonté politique de libéraliser davantage les accords commerciaux entre les membres des Communautés européennes, était à son apogée. Le programme de 1992 a débouché sur un nouveau traité - le traité de Maastricht - qui a suivi l'impulsion donnée par l’Acte unique européen et a fait évoluer l'Europe vers une fédération politique et économique.
La vision de l'Europe de Delors différait de celle qu'il est parvenu à réaliser. L'une des différences les plus significatives était sans doute sa vision de l' « Europe sociale » qui devait équilibrer l' « Europe du marché unique » qu'il a plutôt bien réussi à mettre en place. On ne peut pas en dire autant de l'union politique qui, bien que traduite à de nombreux égards dans les traités, s'est avérée incapable d'obtenir le soutien de la plupart des sociétés européennes. La fédéralisation politique de l'Europe a manqué (et manque toujours) de soutien populaire.
Le changement symbolique le plus significatif qui s'est produit pendant la présidence Delors fut celui du nom même de cette entité politique en devenir, passant de « Communautés européennes » à « Union européenne ». Selon un membre de son cabinet, Jacques Delors n'y était pas favorable, attaché au principe de « méthode communautaire », qui selon lui devait l'emporter sur la « méthode intergouvernementale » (sous-tendue par la notion d'Union et la nécessité de l'unanimité des décisions)7.
Cette forte aversion pour la méthode intergouvernementale montre une certaine division dans la pensée de Delors : attaché à la « communauté », au principe de subsidiarité, mettant l'accent sur les aspects sociaux, il menait dans le même temps une politique centralisée, orientée vers le marché, qui semblait aller dans le sens d'un super-État. Cette dualité explique peut-être que Delors ait voulu poursuivre un nouveau projet, qui impliquerait les églises dans son travail, afin de donner une « âme » à ce projet. Car, comme il l'a lui-même dit, « on ne peut pas tomber amoureux du marché unique8 ».
Une âme pour l'Europe
Delors pensait que l'Union européenne ne pouvait pas être fondée uniquement sur le marché et la bureaucratie supranationale. C'est pourquoi il a commencé à rencontrer régulièrement les représentants des églises chrétiennes pour leur demander leur soutien dans la transformation de l'Europe : « Croyez-moi, nous ne réussirons pas l'Europe uniquement sur la base de l'expertise juridique ou du savoir-faire économique. […] Si, dans les dix prochaines années, nous ne sommes pas parvenus à donner une âme à l'Europe, à lui donner une spiritualité et un sens, les jeux seront faits. C'est pourquoi je veux relancer le débat intellectuel et spirituel sur l'Europe. J'invite les églises à y participer activement. Le débat doit être libre et ouvert. Nous ne voulons pas le contrôler […] Je voudrais créer un lieu de rencontre, un espace de discussion libre ouvert aux hommes et aux femmes de spiritualité, aux croyants et aux non-croyants, aux scientifiques et aux artistes 9 ».
Cette réunion faisait partie d'une série de rencontres avec des responsables religieux organisées sous le nom de « Une âme pour l'Europe », coordonnées par la Cellule de prospective de la Commission européenne (directement rattachée au président) et gérées par deux personnes : Marc Luycx et Jérôme Vignon. Le projet consistait en de nombreuses rencontres entre le président de la Commission et des responsables religieux (catholiques et protestants surtout - mais Delors ne voulait pas fermer le projet aux autres religions). Généralement, ces réunions étaient consacrées à d'importants problèmes sociaux, tels que le chômage, l'agriculture, la migration, le problème de l'élargissement et de l'approfondissement de l'Union européenne. Il semble clair que l'idée était de discuter des questions importantes du point de vue des institutions européennes, et non l'inverse. Ces réunions ont été poursuivies par le successeur de Delors, Jacques Santer, mais ont été en fait bloquées par le président socialiste de la Commission européenne, Romano Prodi. Néanmoins, le dialogue avec les églises est resté institutionnellement lié à la Cellule de prospective (devenue ensuite Bureau des conseillers de politique européenne, aujourd'hui Centre de stratégie politique européenne).
Ce n'est pas un hasard si Delors a décidé de nommer ce projet comme il l'a fait. Il a parlé de l'âme européenne à plusieurs reprises, ce qui suggère qu'il était attaché à cette idée clairement liée à la tradition philosophique et spirituelle européenne, où elle constitue une caractéristique fondamentale de la personne humaine et la source principale de sa dignité. Delors était conscient de la nécessité de créer un lien entre les sociétés européennes et les institutions européennes - il pensait que les églises devaient jouer un rôle de premier plan dans cette entreprise. Il reste un élément durable issu du dialogue delorsien avec les églises : l'institutionnalisation du dialogue entre ces dernières et les institutions européennes.
L'article 17
Jacques Delors était contre cette institutionnalisation, mais les présidents de la Commission européenne qui l'ont suivi y ont procédé. L'étape formelle suivante a été franchie par José Manuel Barroso en 2005, lorsqu'il a commencé à organiser des réunions régulières avec les églises et les organisations humanistes. L'article a été transféré (comme une grande partie du TCE) dans le traité de Lisbonne qui a été signé par les États membres le 13 décembre 2007, et est entré en vigueur le 1er décembre 2009. Les auteurs du Traité ont ainsi décidé d'intégrer un article spécial obligeant les institutions européennes à mener un dialogue avec les églises et les organisations non religieuses :
- « L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres.
- L’Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles.
- Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations.10 »
Le premier format de ces contacts est la réunion annuelle formelle de haut niveau avec les représentants des différentes religions (christianisme, judaïsme, islam et bouddhisme), consacrée chaque fois à un thème différent : terrorisme, droits fondamentaux, changement climatique, crise économique, pauvreté. Une autre réunion est mise en place avec les responsables non-confessionnels. L'Union européenne est représentée par le président de la Commission européenne (actuellement le premier vice-président Timmermans), le président du Conseil européen et le président du Parlement européen. Le second format est un séminaire de dialogue organisé par les églises et les organisations religieuses, principalement sur les questions relevant de la compétence de la Commission.
Les réunions et toutes les autres formes de dialogue sont organisées par une force de travail spéciale de la Commission européenne qui s'appelait autrefois la Cellule de prospective (fondée par Jacques Delors), puis le Groupe des conseillers politiques (GOPA), puis le Bureau des conseillers de politique européenne (BEPA). Toutes ces unités étaient placées sous la responsabilité directe du président de la Commission européenne. Sous la présidence de Jean-Claude Juncker, la situation a toutefois changé. Le dialogue avec les organisations religieuses et philosophiques est désormais une compétence du premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, et se trouve à la Direction générale de la justice, ce qui change un peu l'importance de la question. Bien que le niveau des fonctionnaires responsables soit élevé, on ne peut s'empêcher d'avoir l'impression que l'importance de ce dialogue, pour la Commission européenne, est plutôt faible. Ces dernières années, il n'en a été autrement que pour une seule personne - le pape François – dont la visite au Parlement fut considérée comme un événement important.
En outre, le format des réunions annuelles de haut niveau semble problématique du point de vue des deux parties. D'une part, la Commission a du mal à trouver des partenaires représentatifs (hormis l'Église catholique, dont la hiérarchie est claire). En conséquence, certains représentants des communautés musulmanes ou protestantes, par exemple, semblent avoir été choisis de façon arbitraire. D'autre part, les conclusions de ces réunions ne semblent pas avoir de portée politique. Comme me l'a dit l'un de leurs participants, « vous pouvez écrire le communiqué de presse avant la réunion ».
La question de la représentativité n'est, comme on l'a dit, pas un problème en ce qui concerne le catholicisme. L'Église est représentée par le nonce (représentant diplomatique du Vatican, actuellement Alain Paul Lebeaupin) et la COMECE (Commission des Conférences épiscopales), l'équivalent du Conseil de l'Union européenne au niveau de l'Église. Quant à la « haute politique », elle est évidemment de la compétence des papes et les contacts entre les dirigeants de l'Union européenne et les papes sont réguliers. Le problème est déjà bien plus important en ce qui concerne les églises protestantes et orthodoxes. Elles sont représentées à Bruxelles par la KEK (Conférence des Églises Européennes), une organisation créée en 1959 (avec un secrétariat depuis 1967). Il en résulte toutefois des difficultés pour parvenir à une opinion unique, car la position des Églises protestantes (qui sont elles-mêmes loin d'être unies) est souvent très différente de celle des Églises orthodoxes, notamment en ce qui concerne la morale sexuelle. La question de la représentativité indique un problème notable : toute les confessions importantes, à l'exception de l'Église catholique, sont organisées d'une manière qui exclut la possibilité d'un dialogue significatif. Même les protestants ont des positions tellement différentes sur pratiquement toutes les questions que leur voix ne semble pas avoir de sens à Bruxelles.
Les réunions n'ont pas eu un grand impact sur le mode de fonctionnement de l'Union européenne et ne se révèlent pas particulièrement efficaces. Au problème de la représentativité s'en ajoutent d'autres, dont celui d'un faux équilibre entre les églises et organisations religieuses d'une part, et les organisations philosophiques d'autre part, terme spécifique décrivant principalement les associations humanistes et franc-maçonnes belges. Or si les églises représentent une minorité importante des sociétés européennes, les humanistes ne forment qu'un tout petit groupe de personnes, tout en prétendant représenter l’ensemble des non-croyants.
La vision de Delors concernant le dialogue avec les religions (le christianisme, en particulier) a-t-elle réussi ? L'Union européenne a adopté une forme agnostique de laïcité - elle s'engage avec les religions de manière libérale, les considérant comme une partie des organisations de la société civile et visant à la dépolitiser. Ce n'est pas très éloigné des vues de Delors : il était un laïc convaincu et n'a pas cherché à faire du christianisme une religion officielle de l'Union européenne. Le diable, cependant, est dans les détails : il espérait qu'un dialogue significatif serait possible des deux côtés, que l'organisation religieuse inspirerait utilement les étapes ultérieures de l'intégration européenne. Cela ne s'est pas produit.
Delors a également échoué pour une autre raison : le personnalisme des années 1980 et 1990 représentait un point de vue très minoritaire : ni la hiérarchie de l'Église, ni la majorité des croyants n'étaient intéressés par une telle ligne. Il voulait ouvrir la porte à une compréhension de la religion qui soit très spécifique. La position de M. Delors reste aujourd'hui très minoritaire - le courant dominant européen s'en éloigne de plus en plus du christianisme et reconnaît de moins en moins son importance. L'aile droite, quant à elle, utilise le christianisme comme une arme contre l'islam ou l'autre camp politique - ce dont témoigne Viktor Orban et sa vision, très différente, de la démocratie chrétienne.
- 1. Discours de Jacques Delors, Bruges, 17 octobre 1989.
- 2. Idem
- 3. Entretien avec David White, membre du cabinet du président Delors, pour la thèse de doctorat de Michal Matlak, le 20 septembre 2016.
- 4. Note au président du CE par Marc Luycxs du 30.03.1994, dans Bérengère Massignon, Des dieux et des fonctionnaires : religions et laïcités face au défi de la construction européenne, Presses Universitaires de Rennes, 2007, p.142
- 5. Ibid., p.282
- 6. Tony Judt, Past Imperfect. French Intellectuals 1944 - 1956, Berkeley : University of California Press, 1992, p.17
- 7. Entretien avec John O'Loughlin pour la thèse de doctorat de Michal Matlak, 22 mars 2016.
- 8. Discours de Jacques Delors devant le Parlement européen, 17 janvier 1989.
- 9. Lucian N. Leustean, Representing Religion in the European Union, Routledge, 2012, p.4.
- 10. Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (FUE), Article 17.