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L'antitotalitarisme des imbéciles

La référence au totalitarisme est de retour dans le débat public, le plus souvent au service de la critique d’un supposé wokisme, et à travers lui, de la société multiculturelle. Au prix d’un contresens sur ce que fut et reste le véritable combat antitotalitaire.


August Bebel disait que l’antisémitisme est le socialisme des imbéciles, c'est à dire une déformation raciste de la lutte des classes à l'usage de la petite bourgeoise1. Aujourd'hui que la référence au totalitarisme est de retour dans le débat - souvent pour attaquer le multiculturalisme, par exemple dans le titre de l’ouvrage du polémiste Mathieu Bock-Côté, Le totalitarisme sans le goulag2- on est tenté de se demander si l’antitotalitarisme, qui a eu ses heures de gloire entre les années 1930 et 1970, n'aurait pas enfanté lui aussi de sa version « imbécile ». Une idéologie, au mieux, ou une rhétorique, au pire, au service du ressentiment d’une bourgeoisie en crise.

Il est utile de comprendre ce qu'entendent les polémistes qui dénoncent un nouveau totalitarisme. Cette référence, qui en France évoque surtout la saison des « nouveaux philosophes », se nourrit aussi de l'imaginaire dystopique porté par l'industrie culturelle américaine. Mais il importe de revenir aux sources de la pensée antitotalitaire chez les socialistes libertaires et les libéraux conservateurs du vingtième siècle, avec leurs intuitions lucides sur l'avenir du capitalisme rationalisé, ainsi que leurs contradictions latentes. Car face au défi de penser la crise des démocraties libérales, il faut aussi se donner les moyens intellectuels de ne pas succomber au pire, incarné ici par une caricature de la caricature de ce que fut la véritable pensée antitotalitaire, chez Hannah Arendt et Herbert Marcuse, Claude Lefort et Cornélius Castoriadis. Aujourd'hui, la dénonciation d'un prétendu totalitarisme sert à la promotion d'un idéal d'homogénéité culturelle irréaliste et dangereux pour la paix civile.

La droite contre le totalitarisme 

Dans le discours d’une certaine droite, les confinements et la politique sanitaire, le féminisme, l'écologie, l’islamisme3, la cancel culture ou encore le wokisme seraient les signes disparates d'un totalitarisme doux, ou « courtois », comme l’appelle Michel Onfray4. Alain Finkielkraut a successivement dénoncé comme totalitaires l’islamisme, le mouvement Nuit Debout et le néo-féminisme. « Je suis le résistant au totalitarisme d'aujourd'hui », avait déclaré Éric Zemmour5, tandis que Marine Le Pen a parlé d’un macronisme qui « commence à sentir le totalitarisme 6 » (un argument, il est vrai, qu'on retrouve aussi chez les insoumis). Pour le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, il y aurait en France un « totalitarisme d'extrême gauche7 », alors que pour Nicolas Dupont-Aignan, c’est l'émission Quotidien de Yann Barthès qui incarne « une sorte de nouveau totalitarisme8 ». Rien de moins.

La couverture du Totalitarisme sans le goulag de Bock-Côté, chroniqueur québécois qui a remplacé Zemmour sur CNews, montre le profil d’un homme dont la bouche est couverte par un hashtag. L’image véhicule l’idée répandue selon laquelle nous vivrions sous un régime de restriction de la liberté d’expression, une idée que l'auteur avait déjà exprimée dans L'empire du politiquement correct (2019). Cette idée peut paraître saugrenue, puisqu’il existe aujourd’hui de multiples plateformes de communication - en ligne, sur le marché éditorial et journalistique, à la télévision - où exprimer une grande variété d’opinions, dont certaines auraient été considérées extrêmes il y a tout juste cinq ans.

Alain de Benoist s’est inquiété des « nouvelles censures » alors même que les kiosques se remplissaient de magazines inspirés par la nouvelle droite9. En ce sens la fenêtre d’Overton est plus ouverte que jamais, et le vieux « cordon sanitaire » autour des lepenistes pourrait désormais être exposé au Musée de Cluny comme une ancienne relique. Quoi qu’on pense des nouvelles tendances du progressisme, il n'est pas réaliste d’attribuer en France une hégémonie culturelle à la pensée décoloniale, aux féministes ou à la communauté LGBTQ. Ce que l’on voit, c’est plutôt une guerre entre élites dans laquelle tous les coups sont désormais permis et chacun renvoie à la figure de l’autre l’infamie suprême : fasciste, nazi, communiste — totalitaire.

Mais l’obsession totalitaire touche aussi le centre, voire une certaine gauche républicaine. Par exemple sur les pages du journal Franc-Tireur, qui évoque la Résistance dans son nom. Ou encore chez Nathalie Heinich, membre de l’Observatoire des idéologies identitaires, qui s’est demandée : Le wokisme serait-il un totalitarisme ?10 Sa réponse étant qu’il y a pour le moins des « traits » totalitaires, dans la mentalité de certains militants. On peut parler selon elle d’un « totalitarisme d’atmosphère ». La sociologue reverdit un argument classique contre le progressisme, que l’on trouve aussi chez la philosophe conservatrice Chantal Delsol : ce qui serait totalitaire, c’est le délire démiurgique qui vise à créer à n’importe quel prix un homme nouveau11. « Transformation de la société en champ de rééducation, à partir d'une conception révélée du bien12 », selon Bock-Côté. Une affirmation culottée si on pense qu'elle vient de défenseurs d'un modèle assimilationniste fort, qui justement prétend mettre les minorités au format de la société républicaine13. Le régime à combattre aujourd'hui n’est plus l’URSS, mais le « régime diversitaire » incarné, selon Bock-Côté, par les mesures contre les discriminations et les efforts des entreprises pour inclure une force-travail multiculturelle. On en déduit que l'inverse du totalitarisme, selon ce curieux point de vue, serait de préserver soigneusement les inégalités et les mécanismes informels d'exclusion sur base ethnique et religieuse. Arendt serait confuse, elle qui croyait que les origines du totalitarisme se trouvaient justement dans certains mécanismes d'exclusion. La préférence pour un régime d'homogénéité culturelle (comme dans l’assimilationnisme de la troisième République) n'est pas déplorable en soi, mais les conséquences de son application dans une société de facto multiculturelle peuvent être catastrophiques.

Dystopie imaginaire et dystopie réelle

Quels facteurs socioculturels expliquent la popularité de ces fantasmes de totalitarisme ? Une conception abstraite et idéaliste de la démocratie libérale, pour commencer, perçue comme un espace d'exercice de droits individuels (consommation, expression, réalisation personnelle…) d’où serait bannie toute responsabilité. Des lors que la morale progressiste est perçue comme le « surmoi » de la société multiculturelle, c'est-à-dire comme un assortiment de normes faisant obstacle à la satisfaction des instincts du groupe culturel dominant, le « malaise dans la civilisation » freudien prend les traits d'une résistance contre la tyrannie. À cela s'ajoutent l’expérience douloureuse du grand déclassement de la classe moyenne, la transformation traumatique du paysage socio-démographique, l'insécurité diffuse et le rôle croissant du capital culturel institutionnalisé (titres et diplômes) dans la production des inégalités. Ces signes d'une crise du capitalisme occidental se cristallisent dans la perception d'un système qui viserait la concentration de la richesse et du pouvoir en limitant la liberté. Or l'évidence est, au contraire, que le capitalisme des GAFAM trouve davantage sa source de valorisation dans la longue traîne d'une liberté d'expression sur-sollicitée. Il est vrai que des opinions polarisantes, diffamatoires, provocatrices, discriminatoires, stigmatisantes ou blasphématoires ne sont pas les bienvenues sur des plateformes généralistes - chez Yann Barthès, disons - et qu’elles peuvent porter des conséquences réputationnelles ou professionnelles ; mais cela ne constitue pas une véritable nouveauté. La télévision de l'époque de De Gaulle était-elle plus libre ? Elle ne l'était sûrement pas pour les minorités.

Les ruptures avec le passé sont ailleurs. Premièrement, dans le décalage croissant entre ce qui est toléré en fonction des différentes plateformes d’expression qui prolifèrent : du racisme décomplexé de CNews au wokisme militant des mouvements étudiants en passant par la langue de bois institutionnelle. Ainsi, en jonglant entre les contextes, chacun vit de plus en plus souvent l'expérience de ne pas pouvoir dire ici ce qu’il est habitué à exprimer là-bas. Le contrôle des règles du jeu sur chaque plateforme est ainsi devenu l'enjeu principal. Deuxièmement, une discontinuité se manifeste dans l’échelle inédite à laquelle peuvent aujourd'hui circuler les messages. La révolution numérique a mis chaque émetteur face à la possibilité d’être lu, vu, entendu et commenté en dehors de son propre contexte, ce qui par la force des choses impose à chacun de réelles contraintes expressives. Quand ce mécanisme se met au service du radicalisme politique ou religieux, le résultat peut être tragique - comme l’ont montré les cas de Charlie Hebdo puis de Samuel Paty.

Dans le fantasme de la droite, cette situation inspire la conviction que le pouvoir se légitimerait à travers une « pensée unique » caractérisée par la bien-pensance, dont l’origine se trouverait dans les facs américaines imprégnées d'un puritanisme relevé à la French theory. Pourtant, le wokisme a souvent été dénoncé par le pouvoir en place, chez les ministres macroniens Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et Frédérique Vidal. D’ailleurs les nouveaux antitotalitaires semblent eux-mêmes subir une influence américaine, celle de l'idéologie libertarienne de droite et ses gourous. En adoptant sur le sol européen le registre pompeux de la Résistance plutôt que celui du Far West, ils pointent du doigt la perte de toutes les libertés : liberté d'entreprendre, liberté de ne pas se soigner, liberté de circuler avec une voiture polluante, liberté de dire tout ce qui peut être dit… Or si perte de liberté il y a, ce n’est rien d’autre que le réflexe de survie d’un système soumis à des crises permanentes, qui ne peut espérer se stabiliser qu’en rationalisant la santé publique et l'économie, les rapports entre sexes et entre communautés ethniques, la consommation et la communication. C'est la « société du risque » de Ulrich Beck, qui est aussi une société de la gestion du risque embarquée dans une escalade législative et sécuritaire.

L’industrie culturelle américaine a depuis longtemps mis le sujet au cœur de son imaginaire, sous la forme de la dystopie. Des films comme Matrix et V for Vendetta ont popularisé le style paranoïaque de la science-fiction de Philip K. Dick, qui voit partout un renversement gnostique de la réalité14. De Mission Impossible à Captain America, Hollywood n’a cessé de mettre en scène des élites corrompues obligeant les héros à faire cavalier seul contre leur propre hiérarchie. Par ailleurs la vague des Hunger games et autres Divergentes a offert aux adolescents la métaphore puissante d'une société capitaliste de plus en plus semblable à une dictature. Ainsi s'est répandu une sorte d’antitotalitarisme de masse, miroir déformant des tendances réelles du capitalisme, qui a fini par inspirer aussi une nouvelle génération de libertariens.

Il y a peut-être un fond sain de tocquevillisme dans cette méfiance pour le despotisme tutélaire des bureaucrates et des experts, qui installent leur pouvoir croissant sous prétexte de libérer le monde de tous les maux. On remarque cependant que les intellectuels de droite ne sont pas inquiétés par les dérives de la police, qui quadrille l'espace social pour le sécuriser : pourtant voici un bel exemple, pour citer Chantal Delsol, de délire démiurgique visant à réaliser le bien en répandant la terreur! Il y a dans cet oubli une hypocrisie de fond. La seule véritable alternative au despotisme tutélaire, c'est-à-dire une pensée exigeante de l'autonomie, n'est nullement dans les cordes des nouveaux antitotalitaires. Ceux-ci se contentent de réclamer leur liberté perdue - de tout dire et de tout faire - sans jamais se soucier de celle des autres. Ce qui les effraye, derrière leurs poses de résistants, c'est tout bonnement l'abolition des privilèges en disparition. En cela il s'agit véritablement d'une idéologie, c'est-à-dire d’un réflexe de classe.

Le totalitarisme : destinées d’un concept

S’il y eut au départ le « stato totalitario » dont se revendiquaient les fascistes, puis le « totale Staat » des nazis, le concept de totalitarisme fut rapidement tourné au négatif par leurs adversaires. À partir des années 1950, il devient un objet théorique central, conçu comme le négatif du libéralisme : société fermée contre société ouverte, dans les termes de Karl Popper. Sans nier pour autant qu’il y a toujours, dans la société libérale, des « tentations totalitaires », pour citer le titre d'un livre de Jean-François Revel. Parmi les foyers d’une telle tentation, le fonctionnement du capitalisme a fait l’objet de beaucoup d’attentions, de la part d’auteurs en France, en Allemagne, aux États-Unis. Ils sont socialistes, syndicalistes révolutionnaires, trotskistes mais aussi libéraux ou conservateurs. Simone Weil, dès 1933, sur les pages de La révolution prolétarienne, dénonce la rationalisation inhumaine qui touche toutes les sociétés industrielles, à partir du taylorisme et jusqu'à la bureaucratie soviétique : la philosophe marque de son intelligence le « laboratoire antitotalitaire parisien » animé par Boris Souvarine15. En Allemagne, les membres de l'École de Francfort, tels que Friedrich Pollack, Theodor Adorno et Max Horkheimer, voient le rêve des Lumières se transformer en cauchemar. Aux États-Unis, les trotskistes de la Partisan review de New York dénoncent la culture de masse, tandis que le mystérieux Bruno Rizzi signe en 1939 son traité excentrique sur La bureaucratisation du monde. Ces auteurs ont lu Tocqueville, Weber, Ortega y Gasset, parfois aussi Husserl et Heidegger, pour les mettre à leur sauce marxiste. En 1951 Arendt publie Les origines du totalitarisme ; mais bien qu’elle adresse aux libéraux un dur « de te fabula narratur » - car l'impérialisme racial, c'est la bourgeoisie anglaise qui l'a inventé - la plupart resteront sourds à la critique. En France, Cornelius Castoriadis, dans les pages de Socialisme ou Barbarie apprend à une génération de militants que ce qui est totalitaire, c'est la maîtrise rationnelle du système productif16. Dans L’homme unidimensionnel, Herbert Marcuse dénonce « l'horizon instrumentaliste de la raison » qui « s'ouvre sur une société rationnellement totalitaire 17 ». Claude Lefort développe les intuitions de Castoriadis et Aron pour en conclure que la marque du totalitarisme est dans la négation du politique, c'est-à-dire de tout ce qui divise le corps social, pour transformer la politique en pure organisation.

Le risque dénoncé par ces penseurs, avec une lucidité remarquable, est celui d’une expropriation de la démocratie par les experts, voire un coup d'État des intellectuels, dérive qui hante le mouvement ouvrier depuis l’époque de Bakounine. On retrouve ces idées dans certains grands romans de science-fiction, souvent cités par la droite contemporaine, comme Nousde Evgueni Zamiatine, Le monde nouveau de Aldous Huxley et bien sûr 1984 de George Orwell, qui serait inspiré de Rizzi. Afin de contrer cette dérive, les philosophes antitotalitaires du vingtième siècle ont labouré en long et en large le champ de l’utopie et se sont intéressés à l’anarchisme, à l’autogestion, au conseillisme… Avec des propositions très concrètes : abolir la hiérarchie des salaires, reconstruire les infrastructures d’une société conviviale, mettre fin à toutes les formes d'impérialisme. Ainsi les pages d’Esprit sont remplies, dans les années 1970, de réflexions profondes sur les contradictions de la modernité, mobilisant les vétérans de Socialisme ou barbarie et la pensée d’Ivan Illich, avant d'être embarquées elles aussi dans des règlements de compte plus prosaïques avec le PCF. On ne trouve rien de tout cela, bien sûr, chez les souverainistes libertariens d'aujourd'hui. Le totalitarisme, pour eux, ce sont Yann Barthès et les jeunes chercheurs de la Sorbonne. Castoriadis aurait bien ri.

On peut se demander si ce n’est pas le choix d’un concept chargé comme celui de totalitarisme qui a ouvert la voie à son abus. D'ailleurs aucun des polémistes contemporains ne semble avoir lu ses classiques. Pour les nouveaux libertariens, le « totalitarisme » est tout ce qui fait obstacle à la pleine réalisation de l'individu bourgeois, donc à sa maîtrise sur le monde ; or c'est justement cette maîtrise, cette domination, cet impérialisme qui ont été dénoncés comme totalitaires tout au long du siècle. À côté de l’antitotalitarisme des imbéciles survit heureusement une pensée exigeante du totalitarisme technicien, comme celle du philosophe Jean Vioulac, qui a consacré un ouvrage important à la crise de l’Occident, La logique totalitaire18. La pensée de Vioulac reprend le fil d’un discours sur la rationalisation que l’École de Francfort et Cornelius Castoriadis n’avaient pu achever : il décrit le capitalisme comme un machine qui absorbe la totalité du réel afin de garantir un maximum de productivité dans son effort d’auto-valorisation, réduisant les individus à des simples engrenages. On ne trouvera rien de tout cela chez Mathieu Bock-Côté, évidemment. Toute pensée philosophique exigeante pose un risque fatal : ainsi la dénonciation du totalitarisme de la modernité peut renforcer - comme chez Carl Schmitt ou chez Martin Heidegger - les antimodernismes les plus destructeurs. Pour éviter les dérives, la culture démocratique libérale avait développé des anticorps et des garde-fous. Il n'est pas certain qu’ils résisteront encore longtemps.

 

  • 1. Sur l’histoire du concept, voir Michele Battini, Il socialismo degli imbecilli. Propaganda, falsificazione, persecuzione degli ebrei, Bollati Boringhieri, Turin 2010.
  • 2. Mathieu Bock-Côté, Le Totalitarisme sans le goulag, La Cité, 2023.
  • 3. François Fillon, quand il se voyait déjà président de la République, parlait de « totalitarisme islamique » dans Vaincre le totalitarisme islamique, Albin Michel, 2016.
  • 4. « Michel Onfray : Aucune force spirituelle n’est susceptible de s’opposer à la barbarie qui vient », Le Point, 2 septembre 2023.
  • 5. Éric Zemmour à l’émission "Demandez le Programme" sur CNews, 2 mars 2022.
  • 6. « La gouvernance Macron sent le “totalitarisme” (Marine Le Pen) », Le Figaro.fr, 14 mars 2018.
  • 7. « Marine Le Pen huée à l'île de Sein : Bardella dénonce un “totalitarisme d'extrême gauche ” », Europe1.fr, 17 juin 2020.
  • 8. « Dupont-Aignan : L'émission de Yann Barthès, une sorte de nouveau totalitarisme », JDD.fr, 24 novembre 2016.
  • 9. Alain de Benoist, La Chape de plomb : une déconstruction des nouvelles censures, La Nouvelle Librairie, 2020.
  • 10. Nathalie Heinich, Le wokisme serait-il un totalitarisme ? Albin Michel, 2023.
  • 11. Chantal Delsol, La haine du monde. Totalitarismes et postmodernité, Cerf, 2016.
  • 12. Mathieu Bock-Côté, Le Totalitarisme sans le goulag, op. cit., p. 27.
  • 13. « Mathieu Bock-Côté: "Il faut un big bang de l’assimilation" », Le Figaro, 25 novembre 2022.
  • 14. Voir Raffaele Alberto Ventura, « L’âge de la bêtise », Esprit, décembre 2018.
  • 15. François Bordes, « Souvarine et les spectres. La revue Le Contrat social (1957-1968) », La Revue des revues, vol. 68, no. 2, 2022, pp. 38-57.
  • 16. Cornelius Castoriadis, “Le mouvement révolutionnaire sous le capitalisme moderne”, Ecrits politiques 1945-1997, vol. 2, Paris, Editions Du Sandre 2012, p. 465.
  • 17. Herbert Marcuse. L'Homme unidimensionnel. Études sur l'idéologie de la société industrielle, Éditions de Minuit, 1968, p.181.
  • 18. Jean Vioulac, La logique totalitaire : essai sur la crise de l'Occident, nouvelle édition, PUF, 2023.