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Venezuela: l'impossible impartialité

avril 2013

L’accord donné, le 18 avril au soir, par le Conseil national électoral vénézuelien au recomptage des 46% d’urnes n’ayant pas été contrôlées au moment de l’élection présidentielle vient clore une semaine d’incertitudes et de violence. Il ne remet cependant pas en cause l’investiture de Nicolas Maduro, dauphin d’Hugo Chavez, le 19 avril, et laisse bien des questions en suspens sur l’avenir politique du pays après la mort du Comandante.

 

Une atmosphère tendue

 

Sans doute certains faits sont désormais bien établis. Officiellement, Henrique Capriles Radonski a perdu le scrutin par une courte marge (1.8 %). Le leader de l’opposition, refusant de reconnaître les résultats, a exigé au CNE un recomptage manuel des votes. Maduro a d’abord accepté, puis refusé cette requête (finalement accordée par le CNE le 18 avril), et a rendu Capriles responsable des violentes manifestations du lundi 15 avril, qui ont fait sept morts. Ce dernier est apparu à la télévision nationale, brandissant des liasses de papier qui registrent plusieurs an

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