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Les métamorphoses du capitalisme. Introduction

juillet 2015

#Divers

Nous vivons dans un monde sans utopies, un monde désenchanté où ne survivent que les besoins, les désirs des individus face à l’absurdité des choses ; un monde nihiliste1. Sa complexité, sa diversité ne permettent plus de penser une société idéale, de se laisser aller au périlleux confort de l’idéologie.

Pourtant, il est des domaines dans lesquels les idéaux persistent, dans lesquels on ne s’interdit pas de penser l’avenir, d’imaginer des transformations radicales. On peut songer aux transhumanistes, rêvant d’une humanité augmentée qui défierait ses limites naturelles grâce au pouvoir de la technologie, aux décroissants, qui veulent renoncer au mode de développement actuel pour préserver la planète et l’humanité. Dans le domaine politique, un certain nombre de mouvements émergent, en Europe et ailleurs, qui veulent rendre le pouvoir aux citoyens. Tous ces imaginaires se rattachent à l’autonomie, à la communauté, à la volonté de mettre à distance aussi bien l’État que le marché, pour redonner confiance aux individus et renforcer leur capacité à se constituer en collectifs.

À l’heure où la raison économique est toute-puissante, serait-ce de l’économie

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Alice Béja

Maîtresse de conférences à Sciences Po Lille, chercheuse au CERAPS-CNRS, Alice Béja est spécialiste de l’histoire culturelle et politique des Etats-Unis. Elle travaille sur les mouvements protestataires américains de la fin du XIXe et du premier XXe siècle ainsi que sur leurs représentations littéraires. Ancienne rédactrice en chef de la revue Esprit, elle a notamment publié Des mots pour se

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