Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Matteo Renzi, le fanfaron ?

août/sept. 2014

#Divers

Matteo Renzi est rapide. En moins de deux ans, il est passé de maire de Florence à premier secrétaire du Parti démocrate (PD, centre gauche), président du Conseil (après avoir obtenu la démission d’Enrico Letta) et enfin leader de l’Europe, que l’Italie préside depuis le 1er juillet 2014, après avoir remporté avec le PD plus de 40 % des voix aux élections européennes de mai.

Matteo Renzi est ambitieux. Dès son arrivée à la tête de l’État, il a annoncé vouloir faire une réforme par mois : code du travail, réforme électorale, institutionnelle, territoriale, tout devait y passer. Il rottamatore (le démolisseur) promettait de mettre à bas la « caste » politique qui freine l’Italie tout en redonnant du pouvoir et de l’argent aux citoyens eux-mêmes, pour sortir de la crise.

Matteo Renzi est charmeur. Ancien boy-scout, visage poupin, il a adopté un style décontracté et une communication qui fait grand usage des nouvelles technologies, se montrant volontiers avec une tablette et un smartphone, utilisant PowerPoint dans ses conférences de presse. Sur la photo de son compte Twitter, qui compte plus de 1 160 000 abonnés, il est en T-shirt, souriant et hâlé.

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Alice Béja

Maîtresse de conférences à Sciences Po Lille, chercheuse au CERAPS-CNRS, Alice Béja est spécialiste de l’histoire culturelle et politique des Etats-Unis. Elle travaille sur les mouvements protestataires américains de la fin du XIXe et du premier XXe siècle ainsi que sur leurs représentations littéraires. Ancienne rédactrice en chef de la revue Esprit, elle a notamment publié Des mots pour se

Dans le même numéro

Le nouveau désordre mondial

Guerre et paix au XXIe siècle

La crise du multilatéralisme

Après le rêve américain, le rêve chinois?