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Positions : Aujourd’hui, on « finit » prof

novembre 2011

#Divers

Depuis près de cinq ans, Nicolas Sarkozy a mis l’excellence au cœur de sa vision de l’éducation. Que l’on songe à la réforme des universités mise en place par Valérie Pécresse en 2009 (pôles d’excellence dans le cadre du plan campus, chaires d’excellence visant à récompenser les « meilleurs » chercheurs), à la création d’« internats d’excellence » supposés favoriser le parcours scolaire de « filles et garçons motivés qui ne disposent pas d’un contexte favorable pour étudier et réussir1 », à l’ouverture en cette rentrée de filières technologiques dans les grands lycées parisiens ou à la refonte de la formation des enseignants du second degré (« mastérisation2 » visant à augmenter le niveau d’études des enseignants), il s’est agi, à chaque fois, de tirer l’ensemble par le haut. Or, d’une part, l’excellence, adossée à la notion d’élite, ne saurait, par définition, résoudre les problèmes de tous car elle s’attache à en sauver quelques-uns ; d’autre part, le discours de revalorisation du métier d’enseignant se heurte de plein fouet aux politiques mises en œuvre par le gouvernement, qui ont donné lieu, mardi 27 septembre 2011, à de nombreuses manifestations des enseignants du public, rejoints cette fois par ceux du privé. Au cœur des revendications, les suppressions de postes, les conditions de travail

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