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Belgique : laboratoire de l’Europe ou pays brisé ?

janvier 2012

#Divers

Mardi 6 décembre 2011, moment solennel auquel on ne croyait plus : Elio Di Rupo et son gouvernement prêtent serment devant le Roi. La lecture de la déclaration gouvernementale devant les Chambres a donné lieu à des débats vigoureux mais la confiance est votée le samedi 10 décembre, majorité contre opposition, soit 89 voix pour et 54 voix contre. La Belgique respire après ce dénouement d’une crise sans précédent : 541 jours d’absence de gouvernement, d’échecs de négociations menées par divers conciliateurs. Depuis le 16 mai 2011 où il a été nommé formateur, Di Rupo a remis deux fois sa démission au Roi qui l’a toujours refusée. Grâce à sa ténacité, il est néanmoins parvenu à remettre la machine en marche entre huit, puis six partis.

Un soulagement, certes. Mais ce gouvernement de la dernière chance parviendra-t-il, après les tensions houleuses qui ont animé ces mois de négociations, à maintenir cohérence et efficacité ? Le défi auquel il est confronté est en effet colossal et les six partis, on a pu le constater, ont des divergences d’approches parfois fondamentales.

On respire cependant car, derrière ces interminables négociations

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