Dans le même numéro

La nature fantasmatique du cinéma coréen

janv./févr. 2018

#Divers

Le cinéma sud-coréen montre la dévastation de l’environnement pour renouer avec une nature idéalisée et dénoncer les nuisances étrangères et les oligarchies corrompues.

L’instrumentalisation idéologique des représentations de la « nature » dans le cinéma sud-coréen, associées ou non à la notion d’écologie, n’est pas nouvelle mais évolue rapidement. La dichotomie entre films « de la terre » et films « de la ville » a longtemps dominé. La problématique n’y est pas celle de l’écologie, mais celle de la tradition (assimilée à un monde révolu) et de la modernité mise en chantier par un État et des industriels tout-puissants (nouveau productivisme industriel et urbanisation à l’occidentale). Ce n’est que récemment que les images liées à la dévastation de l’environnement apparaissent, toujours aussi instrumentalisées, mais au service d’un postmodernisme dont les films de Bong Joon-ho sont les exemples les plus populaires. D’autres films, surtout de science-fiction, créent des représentations de la dévastation du milieu naturel qui accusent directement l’hégémonie d’une oligarchie.

L’idéologie matérialisée

Une longue liste de mélodrames met en scène les campagnes, leurs villages

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Antoine Coppola

Réalisateur et maître de conférence à l’université Sungkyunkwan de Séoul, il est l’auteur de Le cinéma asiatique (L’Harmattan, 2004). Voir son article « Cinéma et agitation sociale en Corée du Sud » (www.esprit.presse.fr, le 5 avril 2017).

Dans le même numéro

Devant la pression sur les ressources naturelles, le projet écologique est le seul qui fasse durablement monde. Ce dossier appelle à un approfondissement de la solidarité et souligne l’urgence d’une transformation de l’Etat, de nos sociétés, de nos concepts politiques et de nos imaginaires.