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Partir d’un projet régional. (Entretien)

Au niveau régional, 10 % de la population relève de la ruralité, 40 % habitent dans les parties denses ou aimeraient y habiter, 40 % s’accommodent du compromis pavillonnaire et 10 % vivent dans des grands ensembles et aimeraient en sortir autant que possible. C’est la diversité de ces expériences de la ville qu’une planification stratégique, susceptible de répondre aux opportunités, et non plus rigide et technocratique, doit prendre en compte dans un schéma régional associant Paris centre, première et deuxième couronnes.

Ariella Masboungi – À contre-pied de l’idée d’un Grand Paris, vous défendez l’idée d’une stratégie prioritaire d’aménagement de l’Île-de-France.

François Ascher – Le « Grand Paris », sous une forme ou sous une autre, est probablement l’une des réponses possibles au défi rencontré par les grandes mégalopoles qui doivent réorganiser la partie centrale de la ville. Mais commencer par cette question du Grand Paris, c’est prendre les choses à l’envers. En effet, l’avenir de la partie centrale de Paris est indissociable de l’avenir de la région tout entière. C’est pourquoi il faut

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