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Du point de vue des flux migratoires et financiers entre Cuba et les États-Unis, la normalisation des relations entre les deux pays précède de près de vingt ans le discours prononcé le 18 décembre 2014 par Barack Obama. Le rapprochement annoncé pourrait à brève échéance renforcer le castrisme de marché, un capitalisme d’État sans droits politiques.

Le 17 décembre 2014, Barack Obama a fait part de sa volonté d’engager les États-Unis dans la voie de la normalisation de ses relations avec Cuba. Partout dans le monde, la presse a aussitôt estimé qu’il s’agissait d’une décision historique, sonnant le glas de la politique héritée de la guerre froide. À bien des égards, le président des États-Unis n’a pourtant fait que prendre acte de la réalité.

De l’exil à la diaspora

Du point de vue des flux migratoires et financiers entre les deux pays, la « normalisation » des relations a commencé dès le début des années 1990. Dans la langue castriste, les 900 000 Cubains partis en exil aux États-Unis entre 1959 et 1993 étaient des « traîtres » et des « apatrides 

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BLOCH Vincent

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