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Aimé Césaire, la négritude et l’ouverture poétique

Poète génial attaché à son île, la Martinique, Aimé Césaire fut aussi engagé, quand il était étudiant à Paris dans les années 1930, dans les mouvements de critique du colonialisme, auprès d’étudiants venus d’Afrique. Ainsi, le passage par Paris (où règne le surréalisme) et la découverte du monde africain vont marquer sa poésie. Mais l’idée de la négritude est également issue de cette rencontre multiple.

À la veille et au lendemain de la Première Guerre mondiale, émergent des critiques portant sur divers points du régime colonial. Parmi ceux-ci se trouvait la ségrégation larvée, qui est le lot des « citoyens » antillais. Néanmoins, ladite mission civilisatrice du colonialisme n’est pas remise en cause dans ses fondements. Elle ne l’est pas non plus par les organisations politiques de gauche comme le parti socialiste Sfio (Section française de l’internationale ouvrière). Le parti communiste prend peu à peu ses distances mais il ne considère pas que la question coloniale se présente comme un problème spécifique. Cette question reste étroitement dépendante des enjeux propres aux avancées que lui seul, le parti, peut initier dans le cadre des oppositions liées aux conflits de classes, en métropole.

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Bouvier Pierre

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