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Dans le même numéro

Introduction

mars/avril 2017

#Divers

Comment définir la bonne attitude à tenir face à la technique, qui s’élèverait assez pour accueillir les différents regards sur son phénomène, sans trébucher, sans quitter la neutralité souhaitée pour basculer d’un côté ou de l’autre, connotant nos attentes, nos craintes, voire notre révolte, et appeler la controverse ? Esprit avait consacré en 2009 un numéro double aux outils numériques et à leurs usages et avait pu éviter l’écueil1. Mais le pouvons-nous aujourd’hui, confrontés à la révolution technique permanente, prise dans sa globalité, telle qu’elle engage et bouleverse toutes les dimensions de l’existence humaine ? Nécessairement, le bateau tangue. Jacques Ellul, qui fit de la technique, dès 1954, l’« enjeu du siècle », nous avait prévenus et n’a cessé de le répéter jusqu’en 1989 : « Nous savons tous que tout dépendra finalement de l’issue de l’aventure technique. Comment pourrions-nous garder la tête absolument froide et ne pas prendre parti ? L’enjeu est trop grand et nous sommes trop directement pris à partie, impliqués dans ce mouvement2. »

Fallait-il alors nous élever de plusieurs altitudes et, l’œil sec, voir de bien plus haut, impassibles, le cours où ce mouve

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Camille Riquier

Camille Riquier, agrégé et docteur en philosophie est maître de conférence à l’Institut catholique de Paris, ainsi que Vice-Recteur à la recherche. Il vient de publier Nous ne savons plus croire  (Desclée de Brouwer, 2020). 

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Malgré ses prouesses, la technique présente des coûts humains, sociaux et écologiques démesurés. Grande pourvoyeuse de solutions, elle est devenue elle-même le problème, qui ne pourra être résolu de façon technique. C’est en effet de nous qu’il faut attendre un changement.