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Sur les craintes françaises d’une Europe espace

février 2006

#Divers

Le « non » français attire l’attention sur la difficulté hexagonale à se situer dans la nouvelle géographie européenne. Pays de loin le plus hostile à l’élargissement, la France prend conscience tardivement du déphasage de sa conception de l’Europe.

Toutes les enquêtes réalisées à la sortie des urnes sont convergentes : les Français qui ont dit non au référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 2005 ont d’abord exprimé leur opposition à la politique économique et sociale du gouvernement. Le sondage post-référendum effectué par la Commission européenne les 30 et 31 mai 2005 démontre bien que deux causes principales du « non » français à la Constitution européenne ont été, dans l’ordre, la peur d’effets négatifs sur la situation de l’emploi en France (31 %) et la détérioration d’une situation économique considérée déjà mauvaise (28 %). En revanche, seuls 5 % des personnes ayant voté non disent l’avoir fait pour s’opposer en priorité à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et 2 % pour rejeter tout nouvel élargissement après celui de mai 2004 aux pays d’Europe centrale1. Il n’en demeure pas moins que la question de l

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