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Bundestag · Photo : Claudio Schwarz via Unsplash
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Après la cohésion

décembre 2021

Les élections législatives allemandes de septembre 2021 créent une coalition politique entre le Parti social-démocrate, les Verts et le Parti libéral-démocrate. Elles annoncent une gouvernance délicate et interrogent le rôle du pays dans l’Union européenne, notamment sur les questions budgétaires et sur l’État de droit.

L’Allemagne ouvre un nouveau chapitre de son histoire politique, et l’Europe entière la regarde. Non seulement Angela Merkel, la doyenne des sommets européens, quitte le pouvoir après seize années à la tête de la chancellerie fédérale, mais une coalition inédite voit le jour à la suite des élections législatives du 26 septembre 2021. Pour la première fois au niveau fédéral, le Parti social-démocrate (SPD), les Verts et le Parti libéral-démocrate (FDP) s’apprêtent à gouverner de concert dans le cadre d’une coalition « feu tricolore » – en référence à la couleur respective que s’attribuent les trois partis. Étant donné le rôle clé de l’Allemagne sur la scène européenne et les multiples défis auxquels l’Union européenne (UE) fait face, il est légitime que ses partenaires européens observent la formation et les premiers pas du nouveau gouvernement avec la plus grande attention.

Au cours des dernières années, l’Allemagne a exercé davantage d’influence sur le cours européen que tout autre État membre. Il suffit qu’elle s’oppose à un projet, telle la création d’un budget pour la zone euro, pour le bloquer. À l’inverse, sans le soutien du gouvernement fédéral, il n’aurait pas été possible pour l’Union d’adopter un plan de relance économique ambitieux durant la pandémie de Covid-19. Dans les mois et années à venir, les choix de l’Allemagne en matière européenne pèseront lourd. Cela vaut bien sûr pour les questions financières et budgétaires, mais aussi pour les politiques én

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Claire Demesmay

Docteure en philosophie politique de l’Université de Paris-Sorbonne et de l’Université technique de Berlin, Claire Demesmay travaille sur les questions de citoyenneté et d’identité nationale, et sur leur rapport au cadre stato-national. Depuis le 1er septembre 2021, elle dirige le bureau « Formation interculturelle » de l'OFAJ, qui s’occupe des questions de recherche et d’évaluation ainsi que de…

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Le changement climatique a donné un nouveau visage à l’idée de fin du monde, qui verrait s’effondrer notre civilisation et s’abolir le temps. Alors que les approches traditionnellement rédemptrices de la fin du monde permettaient d’apprivoiser cette fin en la ritualisant, la perspective contemporaine de l’effondrement nous met en difficulté sur deux plans, intimement liés : celui de notre expérience du temps, et celui de la possibilité de l’action dans ce temps. Ce dossier, coordonné par Nicolas Léger et Anne Dujin, a voulu se pencher sur cet état de « sursis » dans lequel nous paraissons nous être, paradoxalement, installés. À lire aussi dans ce numéro : le califat des réformistes, la question woke, un hommage à Jean-Luc Nancy, la Colombie fragmentée, la condition cubaine selon Leonardo Padura, et penser en Chine.