Chaîne Youtube d'Emmanuel Macron, capture écran : "On m'a prêté des mots sur l'islam. On a accusé la France à tort. Mon interview à Al-Jazeera" vidéo publiée le 31 octobre 2020
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Laïcité, caricatures et diplomatie

La conception française des rapports entre le politique et le religieux a toujours été source d’incompréhensions à l’étranger. Mais la crispation récente du débat autour de l’islam radical a provoqué une flambée de colère, au point de faire de la laïcité un enjeu diplomatique.

La Ve République a rétabli l’image internationale de la France. Elle est liée à la politique d’indépendance nationale mise en œuvre par ses dirigeants, ainsi qu’à leur souci d’établir avec les pays du Sud des relations de confiance tout en assumant le rôle de faiseur de paix. Le soft power à base de rayonnement culturel pratiqué par la France, patrie de la liberté, a également joué un rôle important dans la promotion de cette image. Toutefois, les diplomates ne peuvent que constater que celle-ci s’est quelque peu dégradée depuis une quinzaine d’années. Jamais, depuis la guerre d’Algérie, on n’avait brûlé de façon ostensible drapeaux et portraits d’un président français, du Maroc à l’Indonésie, comme on l’a vu en novembre dernier. Mais si l’on en juge par les médias étrangers, les opinions publiques dans nombre de pays occidentaux ont également été troublées par la façon dont la France traite la question du terrorisme et de l’islam radical.

Un impact diplomatique immédiat

Dans les pays arabes et dans l’ensemble des pays musulmans, on vient d’assister à une véritable flambée de colère, qui s’est exprimée de différentes façons : manifestations violentes devant les ambassades, menaces physiques contre les ressortissants français, demandes de rupture des relations diplomatiques, appels au boycott des produits français, messages sévères de dirigeants, y compris de certains avec lesquels nous entretenons traditionnellement de bonnes re

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Denis Bauchard

Conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français de relations internationales (IFRI), ancien diplomate, ancien directeur d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères.

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Les femmes sont au cœur de nombreux mouvements sociaux à travers le monde. Au-delà de la vague #MeToo et de la dénonciation des violences sexuelles, elles étaient nombreuses en tête de cortège dans le soulèvement algérien du Hirak en 2019 ou dans les manifestations contre le président Loukachenko en Biélorussie en 2020. En France, leur présence a été remarquée parmi les Gilets jaunes et dans la mobilisation contre le dernier projet de réforme des retraites. Dans leur diversité, les mouvements de femmes témoignent d’une visibilité et d’une prise de parole accrues des femmes dans l’espace public, de leur participation pleine et entière aux débats sur l’avenir de la cité. À ce titre, ils consacrent l’existence d’un « sujet politique féminin ».