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En marche, la politique moderne ?

L’échelle européenne fournit à LRM une opportunité d’étendre et d’approfondir le renouveau politique que le parti propose.

En avril, le mouvement En marche !, rebaptisé La République en marche (Lrm), a fêté ses deux ans d’existence. Il fait partie de ces nouvelles mobilisations politiques apparues ces dernières années pour supplanter les partis traditionnels[1] : Dès Demain, le Mouvement du 1er juillet, les Patriotes… La France n’est pas la seule : le mouvement italien « 5 étoiles », lancé en 2009 par Beppe Grillo, milite pour la démocratie directe et refuse de se définir comme un « parti ». En Espagne, le parti Podemos promeut la démocratie participative et a vu le jour en 2014 pour prolonger la mobilisation des Indignés.

Dès son lancement, En marche ! a voulu en effet dépasser le clivage politique droite/gauche : on pouvait soutenir En marche ! tout en étant engagé dans un autre parti. Adhérer au mouvement est d’ailleurs un acte gratuit, au contraire des partis concurrents qui se financent grâce aux cotisations. Après la victoire du candidat Macron aux présidentielles, ce dernier officialise le statut de son mouvement en tant que véritable « parti » qui présente de nombreux candidats aux législatives. La double appartenance est définiti

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Diane Delaurens

Diane Delaurens est haut fonctionnaire, diplomée de Sciences Po et l'ENA, et titulaire d'une licence de philosophie. Elle s'intéresse notamment aux rapports entre philosophie et politiques publiques.

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Comment se fait aujourd’hui le lien entre différentes classes d’âge ? Ce dossier coordonné par Marcel Hénaff montre que si, dans les sociétés traditionnelles, celles-ci se constituent dans une reconnaissance réciproque, dans les sociétés modernes, elles sont principalement marquées par le marché, qui engage une dette sans fin. Pourtant, la solidarité sociale entre générations reste possible au plan de la justice, à condition d’assumer la responsabilité d’une politique du futur. À lire aussi dans ce numéro : le conflit syrien vu du Liban, la rencontre entre Camus et Malraux et les sports du néolibéralisme.