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G. W. Bush sur la pente glissante

novembre 2006

#Divers

La sagesse française prévient : « la première fois ça passe, la deuxième fois ça lasse, la troisième fois, ça casse ». Le parti républicain risque d’en fournir la preuve le 7 novembre lors des élections de mi-mandat. La prise de 15 sièges (sur 435) donnerait une majorité aux démocrates à la Chambre des représentants alors qu’au Sénat (où seulement un tiers des 100 mandats est en jeu), il leur faudrait 6 mandats pour y prendre le contrôle. Du côté démocrate, la confiance règne.

Les républicains jouent une carte familière : celle de la peur. Elle a bien marché en 2002 quand le pays était toujours sous le choc des attentats du 11 septembre. Rejouée lors des présidentielles de 2004, elle permettait à George W. Bush de se présenter comme un homme de volonté alors que le démocrate, John Kerry, était traité de « girouette » opportuniste sans convictions fermes. Si la victoire était ainsi acquise, le grand projet du président réélu – la réforme de la sécurité sociale – n’a pas pris forme. Et ce n’est pas un hasard, car la carte de la peur renforce les instincts conservateurs du public alors que les projets de George Bush mettaient en question les acquis du New Deal.

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Dick Howard

Professeur de sciences politiques aux Etats-Unis, il connaît bien l'Allemagne et la France, d'où un travail de médiation philosophique entre les trois pays, qui porte notamment sur les héritages du marxismes entre l'Europe et l'Amérique, mais aussi les débats et les malentendus transatlantiques. Il a notamment publié en Français, Aux Origines de la pensée politique américaine, Paris,…

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