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L’ombre de Trump au théâtre

Quel est l'avenir d'un pays gouverné par les humeurs d'un seul homme ? Tandis que l'enquête préalable à une demande de destitution de Donald Trump s'accélère à Washington, deux productions théâtrales donnent l'occasion de revenir sur des épisodes mouvementés de l'histoire politique des États-Unis, et sur la permanence des institutions républicaines.

Le 10 septembre au matin, j’apprenais que John Bolton était limogé comme conseiller de sécurité nationale ; le soir, j’assistais à l’avant-première d’une nouvelle pièce très courue du dramaturge Robert Schenkkan, The Great Society ; le lendemain, lors de la commémoration des attentats terroristes du 11 septembre 2001, Donald Trump montrait, involontairement, son absence d’empathie envers la nation dont sa présidence avait promis de restaurer la « grandeur »[1]. C’est l’œuvre d’art qui m’a suggéré un fil pour s’efforcer de penser ce que l’enchainement des évènements interdit de comprendre.

Le lendemain, un entretien accordé à la chaîne télévisée bilingue France24 m’a permis de dépoussiérer ma réflexion. Ce qui fait de ces interventions une aventure intellectuelle, c’est qu’il faut répondre rapidement à des questions d’une grande diversité, posées par des journalistes qui jonglent entre deux langues et différents contextes politiques. Je m’exécutai tant bien que mal, mais à y réfléchir, mes réponses étaient incomplètes. On ne peut expliquer les sa

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Dick Howard

Professeur de philosophie émérite, auteur des livres Les ombres de l’Amérique. De Kennedy à Trump (François Bourin, 2018), et The Marxian Legacy  (Palgrave-Macmillan, 2018).