Politique et antipolitique américaines. De la promesse d’Obama au deal de Trump
Si Obama représentait les espoirs d’une nouvelle ère politique, Trump représente ceux pour qui le politique n’a pas d’existence autonome, mais est un moyen de réussite sociale.
Après la victoire inattendue de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2024, des journalistes ont commencé à parler d’une « nouvelle ère de la politique américaine » caractérisée par « le populisme conservateur de la marque Trump1 ». Alors que la tonalité du discours inaugural du premier mandat de Trump en 2016, avec son évocation d’un « carnage américain », gagnait en amertume pendant ses années d’exil actif, alors même qu’il faisait l’objet d’une enquête judiciaire (dans quatre tribunaux différents), Trump n’a su que prendre l’offensive. Sa victoire en 2024 pose la question de savoir si Trump et son mouvement ont changé, ou bien si c’est l’Amérique qui a changé. Trump a donné une réponse dans son second discours d’investiture de 2025 : « le déclin de l’Amérique est terminé » ; un « âge d’or » a commencé et, bien sûr, il en est le prophète et le protecteur. Avant de quitter la scène de la cérémonie d’investiture pour reprendre la Maison Blanche, Trump s’est assis à un petit bureau pour signer devant les caméras une première série de décrets à effet immédiat pour éliminer les obstacles et à ouvrir la porte à cet « âge d’or ». Fidèle à son habitude, le vainqueur s’est mis immédiatement à cibler et abattre de nouveaux ennemis.
La marque Trump
S’il est incontestable que la « marque » Trump a été omniprésente au cours de la dernière décennie électorale, il n’a remporté que deux de ses trois scrutins ; et sa marge de victoire (ou de défaite) a été relativement faible, laissant le contrôle du pouvoir législatif contesté (et menacé) lors des élections de mi-mandat. Par conséquent, un politologue ne serait pas aussi audacieux pour parler d’une « nouvelle ère » ou d’un « réalignement » du type de ceux du New Deal au xxe siècle ou, après la guerre et la reconstruction, de la Nouvelle Frontière (tous deux caractérisés par un Parti démocrate dominant, autour de Franklin D. Roosevelt, puis de de John F. Kennedy et Lyndon B. Johnson). Le renouveau républicain mené par Ronald Reagan a été interrompu par la défaite de son vice-président, George H.W. Bush, lors de sa réélection. Le règne et le retour de Trump diffèrent non seulement en raison de son bilan victorieux, mais surtout en raison de sa capacité à maintenir et à accroître son contrôle, désormais quasi total, sur le Parti républicain, qu’il a rejoint par opportunisme, bien qu’il ait vécu la vie d’un « Démocrate new-yorkais », dont le personnage et la morale étaient éloignés des valeurs religieuses et sociales des petites villes, de plus en plus dominantes.
Trump est, pour le meilleur et pour le pire, un showman et un vendeur qui apposera l’étiquette à son nom sur tout ce qui permet de conclure un « accord » (deal), qu’il associe commodément à sa victoire et dont il définit lui-même le contenu. Bien que ses expériences en tant qu’homme d’affaires et de bâtisseur soient pour le moins douteux, son passage réussi dans l’arène politique pose une question de fond sur l’avenir de la République et de la démocratie américaines. La politique est-elle devenue un simple deal ? Trump a-t-il simplement bien joué les cartes qui lui ont été distribuées (comme il l’a fait avec la richesse héritée de son père) ? Il a constaté que le Parti républicain était à prendre et, lors des primaires de 2016, le showman a séduit le parti et le vendeur a acheté l’allégeance de ses militants. La « nouvelle ère » trumpienne a-t-elle changé les règles du jeu ? Ou Trump est-il simplement d’un meilleur joueur (plus astucieux, plus féroce et, partant, moins réfléchi), qui suit l’adage selon lequel la meilleure défense est l’attaque ?
La promesse d’Obama
Ces nouvelles conditions prennent une autre valeur à la lumière d’une autre « nouvelle ère », moins d’une décennie avant la victoire électorale surprise de Trump. En 2008, les citoyens des États-Unis ont donné naissance à ce qui a longtemps semblé impossible à beaucoup, une « nouvelle République » d’un genre différent, symbolisée par le choix de Barack Obama comme président. Par cet acte politique, ils ont commencé à surmonter les failles sociétales laissées par ses origines raciales, qu’une guerre civile sanglante n’avait que formellement recouvertes de lois, sans transformer les valeurs politiques exprimées par les lois Jim Crow qui établissaient des discriminations sociales privant la République et la démocratie de leur sens politique. Lorsqu’il a obtenu l’investiture du Parti démocrate en 2008, Obama était conscient que sa victoire était avant tout symbolique : le passé ne pouvait être blanchi, les meubles cirés ne faisaient pas une maison neuve, et l’ouverture de ses portes à d’autres locataires pouvait changer sa composition, mais pas la température des relations.
L’ampleur de sa victoire a ouvert des horizons qui n’avaient été que rêvés, elle a libéré des esprits aveugles aux possibilités réelles et montré ce que les gens pouvaient faire ensemble. Obama était conscient des effets puissants de cette rupture symbolique et l’a exprimé simplement le soir de l’élection. S’adressant à ses partisans, à Chicago et au-delà, le soir de l’élection de 2008, il a évoqué les implications sociales radicales de sa promesse politique : « Si quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, si quelqu’un se demande encore si le rêve de nos fondateurs est vivant à notre époque, si quelqu’un s’interroge encore sur le pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir. » Obama ne promettait pas que lui, son mouvement ou son parti porteraient le poids du changement ; il était suffisamment expérimenté (depuis sa première expérience d’organisateur communautaire, avant son départ pour la faculté de droit) pour comprendre qu’il s’agissait de victoires symboliques, qui représentaient à la fois la promesse démocratique que tous sont égaux en droits et la possibilité d’utiliser ces droits pour acquérir de plus grandes libertés sociales. Après tout, il s’agissait d’objectifs pour lesquels les mouvements de défense des droits civiques du siècle précédent avaient lutté et que le nouveau siècle qui s’annonçait avait reçus en héritage.
Le premier mandat d’Obama n’a pas été à la hauteur de ses bonnes paroles ; il a fallu faire face aux dures réalités de la politique sans renoncer à l’héritage symbolisé par la victoire, mais qui n’a pas encore été totalement réapproprié. La plus grande réussite du premier mandat d’Obama a été l’adoption, de justesse, de la loi sur l’assurance santé (Patient Protection and Affordable Care Act) en 2010, dont les dispositions ont été contestées au niveau des États et au niveau local et qui ont suscité une nouvelle controverse lors des élections de 2012, au cours desquelles le mandat d’Obama a été disputé. Peut-être cette mesure visait-elle à illustrer le fait que les Démocrates se définissaient non seulement comme le parti de l’intégration, mais aussi et surtout comme le parti de tous les Américains, toutes classes et régions confondues. Plus vraisemblablement, il s’agissait du résultat inévitable du choc entre le symbolique (les espoirs politiques) et le réel (les obstacles sociaux). Que ce soit pour l’une ou l’autre raison, ou pour une autre encore, Obama était conscient que ceux qui l’avaient soutenu activement en 2008 ne le soutenaient plus autant en 2012 ; il savait qu’il ne pourrait pas reconquérir leur appui par un appel à « plus-de-la-même-chose ». Son prédécesseur démocrate, Bill Clinton, pouvait promettre, de manière pragmatique, de construire un « pont vers le xxie siècle ». Mais les temps avaient changé.
La marge de victoire d’Obama a été plus faible en 2012 qu’en 2008. Alors que la première victoire avait représenté une promesse politique, la seconde se caractérisait par une offre sociale. Dans son discours du 4 décembre 2013 sur la mobilité sociale, Obama a tenté de traduire la promesse politique dans un nouveau registre : « Le principe selon lequel nous sommes tous nés égaux est le début de l’histoire américaine. Et si nous ne pouvons pas promettre des résultats égaux, nous nous sommes efforcés d’offrir l’égalité des chances, c’est-à-dire l’idée que le succès ne dépend pas de la richesse ou des privilèges acquis à la naissance, mais de l’effort et du mérite. Et à chaque chapitre que nous avons ajouté à cette histoire, nous nous sommes efforcés de mettre ces mots en pratique. » Au cours de cette deuxième campagne électorale, Obama s’est transformé en grand conteur de la promesse politique démocratique. Dans sa version de l’histoire, le peuple avait trouvé sa voix in medias res (lors de l’élection de 2008)2 ; et parce que son histoire n’avait pas de début ou de fondement (pas de mandat, pour ainsi dire), elle n’aurait pas de fin précise ; tout objectif qu’elle poursuivait devait ouvrir de nouveaux horizons, en satisfaire certains, mais surtout maintenir sa promesse pour ceux qui restent insatisfaits.
Le récit d’Obama, et les histoires qu’il a racontés pendant sa campagne, ont permis (de justesse) de reconquérir le leadership national en 2012. Mais il ne s’agissait encore que d’histoires, d’invocations symboliques d’une promesse qui n’avait pas encore été tenue. Lorsque la direction du Parti démocrate a pesé de tout son poids en faveur de la candidature de Hillary Clinton en 20163, ces politiciens pragmatiques, qui s’étaient rassemblés grâce au pouvoir de l’histoire qui avait culminé dans l’élection du premier président noir de l’Amérique, ont mal compris les effets de son histoire, agissant comme si les conditions symboliques de la victoire étaient des paramètres réels, auxquels leur candidat suivant devait se conformer. Dans cette perspective, si la nation avait fait un premier pas vers l’accomplissement de son histoire avec l’élection d’Obama, elle devait également être capable d’élire une femme à la plus haute fonction de la République. Mais il n’est pas certain qu’un genre différent puisse produire un effet symbolique à même de dépasser l’image progressiste mais conventionnelle de Clinton dans sa quête de pouvoir4. La nomination de Hillary Clinton tient à d’autres raisons. Déjà bien connue en tant que féministe et Première dame pendant la présidence de son mari, Bill Clinton, elle a été élue sénatrice de l’État de New York, avant d’être désignée par Obama pour occuper le poste de secrétaire d’État ; elle semblait avoir toutes les qualifications et l’expérience requises pour être choisie par le Parti démocrate. Lorsque les Républicains ont choisi le vulgaire et inexpérimenté Donald Trump, le combat a semblé, à beaucoup, terminé avant même d’avoir commencé. Et, en effet, alors que la course se resserrait et que Hillary Clinton qualifiait malencontreusement ses adversaires de « déplorables », le combat était bel et bien perdu au profit du candidat qui racontait de meilleures histoires à propos d’une Amérique qui, selon lui, avait bien existé et était en attente de sa rédemption.
Antipolitique de l’égalité des chances
Un récit n’est pas la description d’événements qui ont eu lieu ; lorsqu’il fonctionne et qu’il peut être entendu par un public, ses effets sont performatifs et, dans certains cas, rédempteurs. Les récits ne sont pas objectifs ; ils représentent des relations telles qu’elles sont vécues, vues ou entendues, et c’est pourquoi ils ne peuvent être vérifiés : leur sens dépend de la compréhension de ceux à qui elles s’adressent. Ces dimensions, le récit en tant que performance et la compréhension de sa signification, étaient présentes lors de la campagne d’Obama de 2008 ; sa signification ne serait vérifiée (ou non) que lorsqu’il aura suscité les croyances et les actions qui constituent son avenir. En ce sens, le récit d’Obama était bien un récit politique. Mais reconnaître cela ne dit pas quelle politique il promeut.
Le fait que la politique n’existe pas dans le vide trouve une confirmation douloureuse dans un article d’Ezekiel Kweku publié deux jours avant l’investiture de Trump5. En relisant le discours d’Obama de 2008, Kweku comprend la promesse d’égalité des chances comme antipolitique. Le discours d’Obama partait de l’égalité de tous. Mais, parce qu’il savait que les gens sont inégaux à bien des égards, Obama s’est concentré sur la signification politique de l’égalité en tant qu’égalité des chances. Une fois de plus, le concept d’égalité était devenu abstrait et la réalité de certaines inégalités pouvait servir de justification à l’inégalité, qu’elle soit naturelle ou donnée par Dieu, mais qui peut aussi dépendre de ce que chacun choisit de faire de ses qualités. En fin de compte, l’histoire racontée par Obama est devenue une justification de la création, du maintien et, aujourd’hui, de l’expansion du pouvoir d’une « méritocratie » qui ne favorise pas la participation démocratique à la création d’une République toujours plus juste.
Cette inversion antipolitique du récit d’Obama permet de comprendre le choix de Hillary Clinton comme candidate démocrate à sa succession. Son attrait reposait sur ses mérites incontestables, bien supérieurs à Trump à tous égards. Pourtant, ce que les commentateurs appellent le « populisme » de Trump rejette avec dégoût l’inégalité méritocratique qui justifie les privilèges et la domination politique d’une élite dans une République prétendument démocratique. Le récit qui justifie cette domination par de supposés dons naturels ou des accomplissement surhumains n’est pas crédible. Les partisans de Trump n’ont pas besoin d’un autre récit ; leur scepticisme est nourri par l’offre par Trump d’un « contrat », qui est constamment révisé parce que c’est Trump qui conserve le pouvoir d’en interpréter les clauses. Lorsque Trump se présente à la fois comme leur vengeur et comme le seul à pouvoir tenir la promesse d’un « âge d’or », il ne propose pas un récit politique. Le ressentiment anime le public souvent massif et toujours enthousiaste des meetings de campagne de Trump, qui y trouve à la fois un divertissement et un étrange sentiment de solidarité avec ceux qui acceptent leur sort de fans et de spectateurs passifs des paradoxes de l’antipolitique.
Une histoire de milliardaires
Le récit politique ne s’est pas déployé dans l’élection de novembre 2024 et l’investiture de Trump en janvier 2025. À l’heure où j’écris ces lignes, il a prêté serment à la Constitution (non pas au peuple ni même à la nation, mais de « sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis ») et a commencé à exercer son autorité par une série de décrets répressifs dont il avait annoncé la sévérité pendant la campagne. On peut craindre qu’il soit plus menaçant pour cette Constitution qu’il ne l’a été après sa première élection, quand il apprenait encore à utiliser le gouvernement à ses fins plutôt qu’à celles prescrites par la Constitution de la République.
Au cours de ce premier mandat, Trump n’avait pas montré son jeu aussi clairement. Après que le « rassemblement pour l’unité » de la droite radicale a tourné à la violence lors des émeutes de Charlottesville en août 20176, Trump a apporté des nuances à son soutien en déclarant qu’« il y avait des gens bien des deux côtés ». Lors de l’assaut du Congrès, le 6 janvier 2021, qui visait à renverser sa défaite électorale, les choix de Trump étaient clairs, mais il a compris que le rapport de force jouait en sa défaveur : il est resté devant son poste de télévision à la Maison Blanche. Après avoir lu calmement son discours d’investiture, évitant ses invectives habituelles, il s’est rendu à une seconde inauguration non officielle, à laquelle assistaient ses partisans et où, selon le Time Magazine, « il a prononcé le discours que ses assistants ne l’avaient pas laissé prononcer : une litanie décousue de griefs, de subterfuges et d’exultations7 ». Maintenant qu’il est officiellement revenu à la présidence, il a signé des grâces pour les émeutiers du Capitole (plus de 1500 condamnés). Quelles histoires ces combattants de la liberté autoproclamés vont-ils se raconter ? Et que va leur (et nous) raconter « l’oligarchie » (selon les termes de Biden dans sa dernière adresse à la nation le 17 janvier 2025), qui entoure Trump, notamment les vingt milliardaires qui l’accompagnaient chaleureusement dans le salon d’investiture ?
Peut-être – espérons-le – est-il trop tôt pour crier au loup8. On voit déjà une masse de partisans de Trump avalant avec reconnaissance une histoire racontée par cette oligarchie (qui n’est pas simplement caractérisée par sa richesse mais, plus important encore, par le type de connaissance qu’elle possède). Le monde numérique, qui s’est – exponentiellement – répandu au cours des dernières décennies, n’a qu’une histoire simple à raconter : celle d’un sujet monadique évoluant parmi d’autres individus monadiques (faisant des deals) pour réaliser une liberté qui n’a ni limites ni, pour cette raison, de sens. Dans un tel monde, il n’y a pas de place pour les histoires ; elles sont tout au plus un divertissement (pour les « influenceurs » sur les réseaux comme TikTok) et au moins un précurseur confus (et inefficace) de la feuille de calcul et ses cousins numériques. En effet, comme l’a enseigné la grande littérature, il y aura ceux qui réussiront, d’une manière ou d’une autre, peut-être parce qu’ils ne sont pas tentés (ou sont trop stupides, trop paresseux ou d’un autre monde) par la richesse ou le pouvoir faciles qui leur sont offerts.
C’est à partir de là qu’a commencé l’histoire des dernières décennies de vie et d’espoir aux États-Unis. Si Obama représentait les espoirs d’une nouvelle ère politique, Trump représente ceux pour qui le politique n’a pas d’existence ni de valeur autonomes, mais est un moyen de réussite sociale. Chacune de ces options – qui sont bien sûr des types idéaux – comporte des récompenses, des tentations et des dangers. Les deux orientations sont devenues des caractéristiques de l’histoire des États-Unis d’après-guerre, qui réapparaissent régulièrement parce qu’elles se font de l’ombre l’une à l’autre9. Tant que l’on se pose la question de savoir si la singulière démocratie républicaine qui a émergé après l’indépendance peut durer continue d’être posée, les chances sont bonnes. C’est encore le cas aujourd’hui, même après l’investiture de Donald Trump. Un premier faible signe est apparu dès le lendemain de l’avalanche de décrets de Trump, lorsque vingt-deux États ont contesté la constitutionnalité de sa remise en cause arbitraire de la garantie constitutionnelle au droit du sol10. De même que l’« ère Obama » fut limitée et contestée par l’opposition, l’« ère Trump » ne se réalisera pas sans heurts.
Traduit par Jonathan Chalier
- 1. Voir Nate Cohn, “Trump’s Re-election Defines a New Era of American Politics”, The New York Times, 27 décembre 2024.
- 2. Aux origines de la pensée politique américaine [2004], Hachette, Fayard, coll. « Pluriel », 2008.
- 3. Bernie Sanders représentait les espoirs des factions sociales et progressistes, mais a également porté le flambeau de l’espoir politique allumé par la première campagne d’Obama.
- 4. Dans l’histoire des États-Unis, les discriminations liées à la race résultent de décisions politiques, alors que celles à l’égard du genre reposent aussi sur des traditions sociales.
- 5. Ezekiel Kweku, “On its 10th Anniversary, ‘Hamilton’ Looks Heartbreakingly Different”, The New York Times, 18 janvier 2025. Pour une critique de la méritocratie, voir Michael J. Sandel, La Tyrannie du mérite. Qu’avons-nous fait du bien commun ? [2020], trad. Astrid von Busekist, Paris, Albin Michel, 2021.
- 6. D. Howard, « Que s’est-il passé à Charlottesville ? Lettre à mes amis français », Esprit, septembre 2017.
- 7. Philip Elliott, “Donald Trump Censored His Inaugural Speech. And Then He Said The Rest”, Time Magazine, 20 janvier 2025.
- 8. Certains rappellent que le vingt-deuxième amendement de la Constitution limite le président à deux mandats (consécutifs ou non). D’autres comptent sur le temps des Pères fondateurs pour limiter le titulaire de la fonction, âgé de 78 ans.
- 9. Voir Dick Howard, Les Ombres de l’Amérique. De Kennedy à Trump, Paris, Les Pérégrines, 2018.
- 10. Ce droit est garanti par le quatorzième amendement de la Constitution, adopté après que la guerre civile a aboli l’institution de l’esclavage. Aux yeux des partisans de Trump, il encourage les migrants clandestins à venir aux États-Unis pour donner naissance à des enfants qui demanderont ensuite la naturalisation de leurs parents (et peut-être d’autres membres de leur famille).