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Présidentielles américaines : le début de la fin… enfin !

septembre 2016

#Divers

Au moment d’écrire ces lignes (le 11 août 2016) les sondages font état d’un avantage croissant pour Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche1. Ce n’est pas tant sa performance à elle qui explique cet écart, ni le programme fort détaillé qu’elle martèle de façon plus pédagogique que politique à toutes ses réunions, que des conditions structurelles, aujourd’hui renforcées par des accidents conjoncturels. D’une part, la démographie et la composition du collège électoral avantagent le Parti démocrate ; d’autre part, le candidat républicain empile gaffe sur gaffe, provocation sur provocation, excès sur excès. Évidemment, les supporters de Donald Trump y voient plutôt l’expression d’une « authenticité » qui contraste avec le « politiquement correct » incarné par Hillary Clinton. Quoi qu’il en soit, alors qu’ils étaient au coude-à-coude avant les conventions de leurs partis en juillet, l’écart continue à se creuser. Que s’est-il passé ?

Le Parti démocrate est sorti de sa convention unifié, alors que le Parti républicain est de plus en plus divisé. L’appel à l’unité de Bernie Sanders, qui avait mobilisé les espoirs de la gauche du parti,

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Dick Howard

Professeur de sciences politiques aux Etats-Unis, il connaît bien l'Allemagne et la France, d'où un travail de médiation philosophique entre les trois pays, qui porte notamment sur les héritages du marxismes entre l'Europe et l'Amérique, mais aussi les débats et les malentendus transatlantiques. Il a notamment publié en Français, Aux Origines de la pensée politique américaine, Paris,…

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Ce dossier de rentrée est consacré à l’avenir de la gauche : non pas l’avenir électoral incertain de partis moribonds, mais le projet de société que les amis de l’égalité sont encore capables de nous faire espérer. Ce dernier doit affronter le défi de la mondialisation, à rebours du déni souverainiste et du renoncement néolibéral, en s’inspirant des dynamiques de la société civile.