Dans le même numéro

Cannes 2007 : le goût de l'Amérique

juillet 2007

En amont du Festival, on entendait partout claironner : « Le cinéma américain revient en force à Cannes. » On se réjouissait du retour de Gus Van Sant (Paranoid Park), des frères Coen (No Country for Old Men), de Quentin Tarantino (Boulevard de la mort), de James Gray (La nuit nous appartient), d’Abel Ferrara (Go Go Tales), et de découvrir le premier film américain de Wong Kar Wai (My Blueberry Nights). Quelque deux semaines plus tard, le palmarès arrêté par le jury présidé par Stephen Frears fait l’unanimité ... et le cinéma américain en est presque absent.

Seul Gus Van Sant est récompensé par le prix du 60e anniversaire. Les frères Coen, pourtant favoris, repartent bredouilles, tout comme Tarantino. Le jury a distingué des films d’auteur des quatre coins du monde (exception faite – elle est triste – de l’Afrique), autant d’alternatives à ce qui est perçu comme un diktat imposé par les studios hollywoodiens ; résistance récompensée, donc, du Japon avec Noami Kawase (Grand prix pour La forêt de Mogari), de la Corée du Sud (prix d’interprétation féminine à Do-yeon Jeon, dans Secret Sunshine de Lee Chang-dong), de l’Allemagne (prix du sc�

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Élise Domenach

Maître de conférence en études cinématographiques à l’Ecole normale supérieure de Lyon, elle est notamment l’auteure de Stanley Cavell, le cinéma et le scepticisme (PUF, 2011).

Dans le même numéro

La lutte contre la pandémie grippale : un levier contre l'exclusion
Don d'organe : quel consentement ?
Jusqu'où peut-on breveter le vivant ?
Vivre avec les images et la pensée de la mort.