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À qui profite la crise des partis ? Introduction

août/sept. 2013

#Divers

Désaffiliation, abstention, volatilité du vote et rejet des identités partisanes au sein de l’opinion... Pour les partis politiques, la cote d’alerte est dépassée. La crise de la démocratie représentative est aussi une crise de confiance qui ne les épargne pas, puisqu’ils constituent l’armature de ce système. Entre déni et fatalisme, la perte de légitimité a longtemps été sous-estimée. Les dirigeants ont semblé en prendre la mesure depuis quelques années, sans toujours réussir à trouver la parade. Certains candidats ont d’ailleurs tenté d’expliquer que leur programme n’était pas issu de leur parti. D’autres, pour rassurer, se déclarent d’emblée au service de tous les Français, avant même leur élection. Du Parti socialiste jusqu’à l’Ump, la victoire semble résider dans le dépassement de son camp – et donc de son parti. Quant aux challengers, fronts ou coalitions écologistes ou centristes, ils semblent délaisser la forme partidaire habituelle pour développer une posture plus adaptée à l’air du temps : radicale et médiatique, tournée vers l’efficacité électorale, au risque de la déconnexion avec les mouvements sociaux qui pourraient les soutenir et porter leurs revendications.

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