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Macron et les banlieues

novembre 2017

#Divers

Le 16 novembre 2016, Emmanuel Macron déclarait sa candidature à la présidence de la République à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, dans un centre de formation des apprentis. Il y déclarait que ce département « est l’endroit où l’on crée le plus de start-up ». Un geste fort et des paroles à la polysémie aussi explicite que contradictoire : « espoir », « jeunesse », « formation », « entreprise », « diversité », prononcées sur un territoire dont les populations se vivent comme reléguées.

On est pourtant loin des prismes victimaires qui prévalaient jusque-là autour de la question des « banlieues ». Là réside la première intuition gagnante d’E. Macron : les habitants des quartiers ont besoin de rêver et de faire rêver, pas de faire pitié. Ils se reconnaissent de moins en moins dans la vision misérabiliste qui leur colle à la peau depuis des décennies. Seconde intuition gagnante : la vision entrepreneuriale de l’ancien ministre de l’Économie rencontre un écho profond auprès d’une partie de la jeunesse des quartiers populaires, qui ne croit plus aux modèles d’intégration sociale qui prévalaient naguère :

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