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La rénovation de la gauche : au-delà du projet social-démocrate ?

par

Esprit

Soudainement, le soir du 6 mai 2007, après la victoire de Nicolas Sarkozy, les responsables socialistes affirmaient comme une évidence que la rénovation programmatique de la gauche ne pouvait plus attendre. Une lucidité bienvenue mais tardive... et qui ne doit pas rester conjoncturelle !

Alors que certains conseillers de la candidate socialiste battue attribuaient candidement l’échec à un défaut de timing, au manque de temps pour élaborer leur programme, beaucoup d’électeurs de gauche avaient affiché leur analyse du déphasage idéologique de la gauche française en se portant sur le vote Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle. Bien que Ségolène Royal ait perçu la nécessité de véritables ouvertures sur la demande démocratique, le traitement des inégalités, les principes d’organisation du service public, l’individualisation des parcours, son « improvisation maîtrisée », revendiquée comme telle, ne lui a pas permis de constituer un programme, c’est-à-dire de montrer en quoi les mesures qu’elle proposait s’inscrivaient dans une lecture générale des besoins de la société et des défis européens et mondiaux. En ce sens, c’est bien un déficit d’offre politique qui a été sanctionné par les électeurs.

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