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La gauche malade de l'État. Remarques sur un syndrome de désorientation politique

septembre 2016

#Divers

Remarques sur un syndrome de désorientation politique

La crise actuelle de la gauche permet d’interroger la place dévolue à l’État dans l’histoire de notre modernité politique. Alors que cette histoire a consacré l’État-nation, la dérégulation et la globalisation devraient pousser la gauche à s’en détourner au profit des dynamiques associatives de la société civile.

La gauche française, une fois encore, offre le spectacle d’un champ de ruines. Comme celles qui l’ont précédée, cette crise conduit les uns à affirmer que le clivage entre droite et gauche a perdu toute consistance, d’autres qu’il faut en finir avec les principes obsolètes de la « vieille gauche », d’autres encore qu’ils sont plus que jamais pertinents. Cette contribution suivra une autre direction en partant du constat que, s’il n’y a rien de nouveau dans la dispersion des courants se réclamant de la gauche, plus inédite est la perte des repères qui leur permettaient de se situer les uns au regard des autres. Assumant le double risque d’une proximité et d’une distance excessives avec le présent, on tentera de montrer que cette désorientation, avant d’être imputable à la confusion des esprits,

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Bruno Bernardi

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie. Il a publié le Contrat social, Flammarion, 2001, et La fabrique des concepts, recherches sur l’invention conceptuelle chez Rousseau, Champion, 2006.

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Ce dossier de rentrée est consacré à l’avenir de la gauche : non pas l’avenir électoral incertain de partis moribonds, mais le projet de société que les amis de l’égalité sont encore capables de nous faire espérer. Ce dernier doit affronter le défi de la mondialisation, à rebours du déni souverainiste et du renoncement néolibéral, en s’inspirant des dynamiques de la société civile.