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Sexe, genre et féminisme

mars/avril 2012

#Divers

La relation entre sexe et genre est complexe, et rend difficile un discours homogène sur le féminisme, qui ne peut y être réduit. Il faut alors introduire un troisième terme, celui de sujet, qui permet d’envisager le féminisme sous l’angle politique, comme une manière de subvertir l’ordre établi. Une pensée, donc, qui ne s’adresse pas uniquement aux femmes.

Le féminisme est devenu une notion piège. D’une part, il semble faire l’objet d’un certain consensus et, dans les discours, de plus en plus de monde s’accorde sur la nécessité de l’égalité des femmes et des hommes. Mais les pratiques témoignent au contraire de grandes inégalités. D’autre part, il peut servir de caution à des politiques qui veulent cacher leur conservatisme ou leur impérialisme ; on peut citer pêle-mêle la présidence Bush justifiant la guerre en Afghanistan par la nécessité de promouvoir l’égalité des sexes ou l’une des épouses de l’émir du Qatar se réclamant du féminisme.

Par ailleurs, d’un point de vue théorique comme politique, on ne peut que constater qu’il existe des féminismes souvent très antagonistes et ayant des difficultés à construire des rassemblem

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Fabienne Brugère

Philosophe (université de Bordeaux), elle travaille notamment sur les questions d’esthétique, de philosophie politique et morale, à travers la question du soin (« care ») et du féminisme. Elle dirige la collection « care studies » aux PUF, avec Claude Gautier. Elle s’intéresse également aux questions de démocratie participative, à travers la présidence du conseil de développement durable de…

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