«Le Triomphe de la Mort» (1562), du Néerlandais Pieter Brueghel (1525-1569) Wikimedia/musée du Prado
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L'apocalypse, une philosophie de l'histoire ? François Hartog

juin 2014

Tout semble aujourd’hui être « apocalyptique », des tourments des voyageurs lors d’une grève des transports à l’annonce d’une catastrophe écologique. Mais comment s’est forgé le genre apocalyptique ? Quelle est la différence entre le prophète et l’apocalypticien ? Et comment s’articulent apocalypse et histoire ?

Et alors que dans le passé, les gens se tournaient vers l’avenir en tablant sur l’essor de la civilisation, la découverte de nouveaux continents, la compréhension des secrets de l’univers, maintenant nous contemplons une perspective de grand revirement et d’inéluctable et spectaculaire déclin, où homo redeviendra un lupus pour homini. Et « comme il en fut au commencement, ainsi en sera-t-il à la fin ».

– Mince, alors, on peut dire que tu es en mode apocalyptique ce soir...

Julian Barnes, Pulsations

Apocalypse est un de ces noms lourds d’histoire, toujours mobilisés et mobilisables, pour dire quelque chose de nos manières d’être au temps, surtout quand les doutes se font plus fort

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François Hartog

Historien, directeur d’études à l’Ehess. Il est l’auteur d’un livre sur Renan : la Nation, la religion, l’avenir. Sur les traces d’Ernest Renan (Paris, Gallimard, 2017).

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Bloy, Péguy, Bernanos, poètes-prophètes