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La rareté et les flux numériques. La valeur de l'attention

janvier 2014

#Divers

La valeur de l’attention

On assiste, avec le numérique, à une « inversion de la rareté » ; là où, auparavant, la rareté (notamment dans le domaine culturel) était du côté de l’offre et l’abondance du côté de la demande (l’attention du spectateur), aujourd’hui c’est l’attention qui se fait rare, face à une offre pléthorique. Comment penser, alors, une économie de l’attention ?

Le numérique met l’économie de l’attention sur le devant de la scène. Non qu’elle l’ait vraiment jamais quittée : la question de la compétition pour l’attention de l’acheteur est au cœur des théories du management. Comme le notent John Beck et Thomas Davenport1, la compréhension et la gestion de l’attention sont les déterminants de la réussite commerciale, l’attention oscillant entre trois modalités et leurs contraires (attention captive, attractive, périphérique, vs. volontaire, répulsive, focalisée) et la qualité de la réception d’une information dépendant de la position du curseur entre chacun de ces trois pôles.

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Françoise Benhamou

Ses travaux sur l’économie de la culture donnent un regard aigu et très informé sur les secteurs de l’édition (voir notre numéro spécial « Malaise dans l’édition », juin 2003), du cinéma et du numérique. Cette connaissance des mécanismes économiques nourrit aussi son analyse critique de la politique culturelle française, en ce qui concerne aussi bien les musées, la démocratisation des publics que…

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