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Le point de vue de l’animisme. À propos de Par-delà nature et culture de Philippe Descola

Dans son dernier ouvrage, l’anthropologue remet en question la centralité du partage entre nature et culture et montre qu’on peut distinguer quatre conceptions du monde – l’animisme, le totémisme, l’analogisme et le naturalisme – en partant plutôt d’une distinction entre l’intériorité et l’extériorité. Frédéric Keck se demande à ce propos pourquoi la discussion entre le naturalisme et l’animisme est particulièrement centrale pour l’anthropologie.

Par-delà nature et culture propose une théorie anthropologique d’une grande ampleur. Philippe Descola revient sur le partage entre nature et culture, considéré comme un invariant par l’anthropologie moderne, et en conteste le caractère universel. Si l’on veut rendre compte de conceptions du monde dans lesquelles les rapports entre humains et non-humains sont conçus tout autrement, il faut plutôt partir selon lui de la distinction entre des intériorités et des physicalités. Quatre modes d’identification apparaissent alors : l’animisme, le totémisme, l’analogisme et le naturalisme.

Le sociologisme de l’anthropologie moderne, qui présuppose que la société se forme avec le passage

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Frédéric Keck

Frédéric Keck est un historien de la philosophie et anthropologue français. Après son entrée au CNRS en 2005 il a effectué des enquêtes ethnographiques sur les crises sanitaires liées aux maladies animales. Il dirige le Laboratoire d'anthropologie sociale depuis le 1er janvier 2019. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Avian Reservoirs (Duke University Press Books, 2020). …

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