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Pour un vitalisme critique

janvier 2015

#Divers

La vie n’est pas une essence fixe, une valeur absolue, n’en déplaise à ceux qui s’en font aujourd’hui les chantres. Ce qui est irréductible dans le vivant, ce sont les différences, les résistances, les relations ; mais le vivant demeure, on ne peut en faire abstraction. Plutôt que d’opposer la vie à quelque chose qui lui est extérieur (la mort, l’esprit, la liberté), il faut analyser ces contradictions au sein même du vivant.

Le vitalisme critique que nous défendrons ici serait facile à comprendre et à appliquer, si l’une de ses conséquences inévitables n’était justement de se traduire dans des tensions et même des contradictions au sein de la vie humaine.

En quoi consistent en effet ses thèses principales ? Elles sont simples à énoncer. Le vitalisme critique consiste bien à soutenir (comme tout « vitalisme ») qu’il y a quelque chose d’ultime et d’irréductible dans « la vie », mais que justement il ne s’agit pas de « la vie » entendue comme une essence ou une valeur simple et univoque. Comme toute démarche critique (c’est même là ce qui définit selon nous la critique en général), le vitalisme critique consiste

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Frédéric Worms

Philosophe, spécialiste de l’œuvre de Bergson (Bergson ou Les deux sens de la vie, 2004), il a aussi développé une hypothèse générale d'histoire de la philosophie (la notion de « moment ») appliquée notamment à la philosophie française du XX° siècle (La philosophie en France au XXe siècle – Moments, 2009). Il étudie également les relations vitales et morales entre les hommes, de la métaphysique à…

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