Dans le même numéro

Nature et politique : sortir du face-à-face. Introduction

janvier 2015

#Divers

L’une des leçons du dossier qu’on va lire ici nous paraît être la suivante : c’est que la « vie », qui semble être aujourd’hui prise, plus que tout autre problème, dans les antinomies parfois violentes de la nature et de la politique, peut devenir au contraire le lieu ou le motif de leur dépassement.

Nous disons «?nature et politique?», plutôt que «?nature et culture?», car il ne s’agit pas seulement de dépasser aujourd’hui l’opposition entre deux représentations de l’homme, comme être de culture ou comme être de nature. Philippe Descola l’a fait magistralement dans un livre (Par-delà nature et culture1), auquel le seul reproche que l’on peut faire dans le cadre de ce dossier est de lui avoir dérobé par avance un de ses titres possibles?! Il y a montré comment, bien loin de consister dans une rupture avec elle, chaque culture consiste à situer l’homme dans la nature, et en a dressé et décrit les différents modèles possibles. Mais le problème que nous affrontons aujourd’hui est différent. Il s’agit de comprendre cette fois comment les actions de l’homme sur la nature – et notamment sur le vivant – doivent être appréciées ou jugées selon des normes éthiques et politiques

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Frédéric Worms

Philosophe, spécialiste de l’œuvre de Bergson (Bergson ou Les deux sens de la vie, 2004), il a aussi développé une hypothèse générale d'histoire de la philosophie (la notion de « moment ») appliquée notamment à la philosophie française du XX° siècle (La philosophie en France au XXe siècle – Moments, 2009). Il étudie également les relations vitales et morales entre les hommes, de la métaphysique à…

Dans le même numéro

Biologie, les leçons de la complexité

La famille et le genre: au-delà du conflit

Sommes-nous définis par notre cerveau?