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La justice aboie, Wall Street passe

novembre 2014

#Divers

Six ans après la faillite de Lehman Brothers qui avait signalé l’éclatement de la crise des subprime, l’économie américaine, avec un taux de chômage de 5,9 % et une croissance à 4,6 %, semble retournée à une situation de business as usual. Mais cette fois, la crise n’a débouché sur aucune condamnation de dirigeants d’institutions financières. Sans l’intervention presque messianique de Ben Bernanke, ancien gouverneur de la réserve fédérale (Fed), qui toute sa vie s’était préparé pour cette épreuve en devenant un expert de la crise de 1929, l’Amérique et le monde auraient répété une « grande dépression ». À la place, il y eut seulement (sic) la moindre calamité d’une « grande récession ». Mais personne ne semble devoir en répondre, a fortiori payer sa dette vis-à-vis de la société pour la destruction de 8,7 millions d’emplois entre 2008 et 2009 ni pour la « perte de richesses », c’est-à-dire l’appauvrissement, à hauteur de 36 %, du foyer médian américain entre 2007 et 20131. La bulle a éclaté, dit-on, c’est ainsi, et l’on n’y peut rien.

Le laxisme judiciaire

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Gabrielle Durana

Née en Argentine, d'une mère argentine et d'un père italien, Gabrielle Durana arrive en France, à Evry, à l'âge de six ans. Après des études à l'École Normale Supérieure en économie et gestion, elle enseigne dans le secondaire avant d'émigrer aux Etats-Unis en 2004. En 2009, elle fonde EFBA (Education Française Bay Area), association proposant des cours de français aux enfants scolarisés dans le…

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