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De Saint-Pétersbourg à Vladivostok. D'une fenêtre à l'autre de l'empire eurasien

décembre 2013

#Divers

D’une fenêtre à l’autre de l’empire eurasien

La Russie, malgré son immensité, est remarquablement homogène ; les églises orthodoxes à bulbes et les musées étendent leur empire jusqu’aux confins de la Sibérie. Mais les choses changent, et l’influence chinoise se fait de plus en plus sentir ; c’est vers l’Est que Moscou se tourne, de plus en plus, pour trouver débouchés économiques et alliances politiques.

I

Saint - Pétersbourg-Vladivostok. Les deux grandes villes russes les plus éloignées. Soit dix mille kilomètres en ligne directe, onze heures de vol. La première fondée en 1703 par l’empereur Pierre Ier, la seconde en 1860 par Mouraviev-Amourski, un haut fonctionnaire qui annexa les nouveaux territoires immenses de l’Extrême-Orient russe.

Deux villes artificielles, l’une sur le delta de la Neva, ouvrant la Russie sur l’Europe par la mer Baltique, l’autre sur la mer du Japon par le golfe de Pierre-le-Grand… Pierre, l’empereur fondateur de la Russie grande puissance, est aux deux bouts de l’im

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