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Poudre aux yeux. Autour de The Wire, Breaking Bad et Narcos

février 2017

#Divers

Autour de The Wire, Breaking Bad et Narcos

À l’orée des années 2000, Baltimore, ses corners, ses arrière-cours grillagées, ses bâtiments délabrés, et surtout ses drogués, s’animaient soudainement sous l’impulsion du showrunner David Simon, journaliste engagé mué en peintre télévisuel des quartiers contaminés par l’héroïne, la cocaïne ou le speedball. The Wire (Sur écoute, 2002-2008, Hbo), maître étalon du « troisième âge d’or1 » des séries télévisées, sortait de l’anonymat et de l’ombre les damnés du ghetto, spectres d’une Amérique en décomposition. S’emparer d’un sujet socio-économique aussi brûlant que la drogue dans le temps long de la série allait participer à l’explosion qualitative et à la reconnaissance mondiale des fictions télévisuelles.

Au cœur du crime

En réalité, The Wire n’était que l’ultime pièce d’un grand puzzle réaliste dédié à la radiographie d’une cité vérolée par la drogue. En janvier 1988, David Simon, alors journaliste au Baltimore Sun, embarq

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Ghislain Benhessa

Avocat, il enseigne le droit public à l'université de Strasbourg. Il a récemment publié l'État de droit à l'épreuve du terrorisme (L'Archipel, 2017). 

Nathalie Bittinger

Agrégée de lettres modernes et maître de conférences en études cinématographiques à l'université de Strasbourg, elle a publié 2046 de Wong Kar-wai (Armand Colin, 2007) et a dirigé Cinémas d'Asie. Nouveaux regards (Presses universitaires de Strasbourg, 2016) ainsi que Dictionnaire des cinémas chinois. Chine, Hong Kong, Taiwan (Hémisphères/Maisonneuve et Larose, 2019). …

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La prohibition des drogues ne protège personne, sature les forces de l’Etat et favorise les inégalités. Ce dossier, coordonné par Marie Jauffret Roustide et Jean-Maxence Granier, promeut une approche par la réduction des risques.