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Chasse aux sorcières à Managua

novembre 2008

#Divers

Le dimanche 13 octobre, la police nicaraguayenne a saisi les archives et les ordinateurs de la fondation Cinco. Convoqué quelques jours auparavant par le ministère public, son président, le journaliste Carlos Fernando Chamorro, n’a pas été informé au préalable des faits qui lui étaient reprochés, et c’est sur place qu’il a été accusé d’« activités illicites », un délit qui n’existe pas dans le code pénal nicaraguayen. Ces premières irrégularités ont été suivies de nombreuses autres. La veille, la police s’était déjà présentée pour effectuer une perquisition avec un mandat ne précisant pas le nom de l’officier de police responsable de l’opération. Devant la présence de nombreuses personnalités venues les obliger à respecter les règles de procédure et la fermeté des gardiens du petit immeuble qui abrite Cinco, la police a fait demi-tour pour revenir le lendemain. Elle a à nouveau procédé avec un mandat douteux et a employé la force pour faire sauter les grilles protégeant l’entrée de l’immeuble. Dernière irrégularité qui laisse la porte ouverte à toutes les manipulations : elle n’a procédé à aucun inventaire du contenu des ordinateurs saisis. Les locaux du Mouvement autonome des femmes (Mam) ont été perquisitionnés la veille de la même façon, c’est-à-dire en dehors de tout respect de la procédure1.

Une stratégie d’intimidation

Ces perquisitions viennent après toute une série de mesures d’intimidation à l’encontre de Carlos Fernando Chamorro et du Mam. Carlos Fernando Chamorro dirige en effet un hebdomadaire devenu une référence, Confidencial, et deux émissions d’information, Esta noche (Ce soir) et Esta semana (Cette semaine). Transmis par la chaîne télévisée no 8, ces magazines sont des plus respectés en raison de leur indépendance et de leur professionnalisme. En juin 2007, Esta semana a présenté un reportage d’investigation attestant de l’existence du premier grand cas de corruption dans le gouvernement de Daniel Ortega : une opération d’extorsion millionnaire conçue depuis le secrétariat du Front sandiniste de libération nationale et la présidence de la République. Le ministère public a enterré l’affaire dans la plus grande impunité ; l’entrepreneur qui avait dénoncé les faits a été condamné pour calomnies et injures ; le député qui avait appuyé cette action en justice a été arbitrairement démis de ses fonctions par le bureau de l’Assemblée. Dès lors, Carlos Fernando a été l’objet d’une constante campagne de diffamation de la part de la télévision et de la radio officielles, toutes deux soumises au contrôle de Rosario Murillo, l’épouse du chef de l’État. Il a ainsi été accusé « de narcotrafic, d’association de malfaiteurs, d’être un agresseur de paysans et un maffieux voleur des terres ». Le Mam est une organisation qui a condamné l’interdiction de l’avortement thérapeutique votée par le régime d’Ortega, accord de coopération signé par huit gouvernements européens et administré par Oxfam (Grande-Bretagne) qui entend promouvoir « la pleine citoyenneté des femmes ». Là encore, la femme d’Ortega avait pris les devants des opérations policières en dénonçant cet accord comme « le fonds satanique » et « les fonds du mal ».

Ces faits ne sont nullement des actes isolés, mais témoignent de la volonté de Daniel Ortega et de ses proches de pourchasser systématiquement ceux qui dénoncent son projet de constituer une dictature politique personnelle et familiale sous couvert de « démocratie directe ». Le premier moment de la mise en place de ce projet a été un décret présidentiel instituant début 2007 des conseils du pouvoir citoyen (Cpc) présidés par l’épouse du chef de l’État, Rosario Murillo, et dont les responsables départementaux sont des responsables locaux du Fsln mis en place sous la responsabilité de cette dernière2. Ce faisant, le couple Ortega prétend substituer au Parlement et aux conseils de développement municipaux des organes de démocratie directe étroitement contrôlés par un parti ayant obtenu 38 % des suffrages aux élections présidentielles de novembre 2006. Deuxième temps de cette marche « légale » à la dictature, l’exclusion du jeu politique des partis ayant dénoncé le pacte entre Daniel Ortega et Arnoldo Aleman, qui assoit la domination sans partage des institutions par le Fsln et le parti libéral, ainsi que la loi électorale, attribuant la victoire aux élections présidentielles au candidat ayant remporté plus de 35 % des suffrages au premier tour et devançant son premier concurrent de 5 %. Ainsi, en juin dernier, le mouvement rénovateur sandiniste (Mrs), le parti conservateur (PC) et le parti mouvement pour l’unité de la Côte atlantique (Pamuc) ont été privés de leur personnalité juridique par le Conseil suprême électoral, ce qui leur interdit de participer aux élections municipales de novembre 2008.

À ces mesures réglementaires se sont ajoutées nombre de mesures d’intimidation vis-à-vis de l’opposition et d’appel au lynchage dans les médias entre les mains de la famille Ortega. En avril, les habitants de Bilwi, la capitale administrative de la région autonome de l’Atlantique nord, qui manifestaient contre l’ajournement des élections municipales décidées par Brooklyn Rivera, l’ancien dirigeant de la guérilla miskitue dans les années 1980, devenu depuis député sandiniste, ont été attaqués à coups de pierre et de matraque par les militants sandinistes et les partisans de ce dernier. Un féal de Rivera n’a pas hésité à faire feu sur les manifestants tandis qu’une autre, la maire de Bilwi, se contentait de les menacer de son revolver. De même le 20 septembre à Léon, la deuxième ville du pays, la manifestation de l’opposition, pourtant autorisée par la police, a été attaquée avec la plus grande violence par les turbas – les troupes de choc du Fsln – avec à leur tête… le candidat sandiniste aux élections municipales. Les turbas ont ainsi littéralement pris le contrôle des abords de la ville, arrêtant les autobus et agressant les passagers soupçonnés de venir manifester puis ont attaqué les locaux et incendié un véhicule de dirigeants du Mrs, ce sous l’œil complice et indifférent de la police. La violence des militants sandinistes a été telle que Doria Maria Tellez a très justement parlé de « hordes fascistes ». Une semaine après à Managua, dix gros bras du Fsln, dirigés par un haut responsable de ce parti, agressaient violemment une dizaine d’étudiants qui manifestaient devant Canal 4, la chaîne de télévision sandiniste, avec des pancartes où l’on pouvait lire « la raison peut plus que le fanatisme ». Ces violences massives se sont accompagnées d’agressions sélectives contre certains militants du Mrs, notamment lors de la grève de la faim entamée par Dora Maria Tellez au lendemain de la proscription de son parti. Attaqués ou bousculés par des membres du Fsln ou des proches de celui-ci, ces militants se voient convoqués par le ministère public pour répondre de supposées agressions de ceux qui furent dans les faits leurs agresseurs.

Le dernier volet de cette politique est constitué d’une campagne de diffamation systématique et d’appel au lynchage des intellectuels indépendants et des Ong travaillant avec la coopération internationale. Ainsi ce sont tour à tour des artistes, Carlos et Luis Enrique Godoy3, deux chanteurs compositeurs dont les chansons ont accompagné la révolution du 19 juillet, Ernesto Cardenal, le poète ancien ministre de l’Éducation, des journalistes indépendants, tels Jaime Arellano de Canal 2, Edgard Tijerino, un journaliste sportif, Sofia Montenegro, journaliste féministe, ou l’humoriste Enrique Calderon. Les premiers ont été dépossédés de leurs chansons qui malgré leurs refus continuent d’être utilisées par ce parti dans ses meetings et à de multiples occasions. Comme Rosario Murillo le proclame,

les chansons de Carlos, malgré leur compositeur, continueront à appartenir au Front sandiniste qui a fait la révolution et qui, dans cette lutte mythique, les a inspirées et dictées. Au Front sandiniste qui continuera, en outre, à révolutionner l’Histoire.

Un juge sandiniste a rouvert un procès, gagné il y a trois ans par Cardenal, et vient de le condamner en toute illégalité à une amende de plus d’un millier de dollars. L’émission de Jaime Arellano a été suspendue, tandis que les médias officiels se sont lancés dans les accusations les plus invraisemblables et les plus diffamatoires contre les autres journalistes. Ceux-ci et les responsables des Ong indépendantes de la mouvance sandiniste sont accusés de collusion avec le trafic de drogue. Les versements des fonds de la coopération internationale étant selon les médias sandinistes et les déclarations du ministère public autant d’opérations dissimulant un vaste mécanisme de blanchiment d’argent sale.

Les crimes de l’intelligentsia

Que reprochent le clan Ortega et leurs partisans à ces intellectuels indépendants, journalistes ou responsables d’Ong ?

Leur premier « crime » est incontestablement d’être entrés en dissidence avec le Fsln, c’est-à-dire d’avoir tiré un bilan critique de l’expérience de la révolution sandiniste. Si tous n’ont pas fait un aggiornamiento social-démocrate, tous ont compris à quels échecs avait conduit l’idée d’un parti omniscient incarnant l’histoire et de ce fait autorisé à passer en force et à faire fi de toute opposition. Beaucoup ont saisi comment ce volontarisme à outrance avait en retour favorisé la constitution d’une opposition armée et comment une politique répressive l’avait ensuite nourrie et combien sans ce substrat l’argent américain aurait été impuissant à faire la Contra. Tous ont aussi médité la façon dont l’obéissance aveugle à une direction nationale omnisciente et incritiquable avait souvent fait le lit du pire des opportunismes. De ce point de vue les mémoires de Sergio Ramirez, Adios Muchachos, celles d’Ernesto Cardenal, La Revolución Perdida ou El Pais bajo mi piel de Gioconda Belli4, sont impardonnables. Tous parlent en leur nom propre et ne communient plus dans l’Un révolutionnaire. Ils témoignent de leurs doutes, interrogent le passé avec une distance critique et dévoilent sans fard certaines pratiques sectaires ou dictatoriales de la révolution. Que l’on partage ou pas leurs conclusions, on aimerait parfois qu’ils soient plus diserts sur certains moments des débuts de la révolution et le culte de l’unanimisme qui donne le ton des premiers mois et pesa dans certaines dérives totalitaires, impossible de ne pas saluer la manière dont ils ont défriché et balisé un espace critique.

Leur deuxième « crime » est d’avoir participé à la mise à nu de deux des scandales particulièrement emblématiques des dérives du sandinisme. Tous ont décrit et dénoncé sans fard la volonté prévaricatrice de certains hauts responsables sandinistes qui, à la faveur de la Piñata – ces appropriations indues pratiquées in extremis au lendemain de la défaite électorale de 1990 –, sont devenus de véritables oligarques. Ces intellectuels, ces artistes et les commandants de la révolution membres du Mrs, Henry Ruiz ou Dora Maria Tellez, ont l’immense tort de ne pas s’être servis comme la famille Ortega ou l’ancien ministre de l’Intérieur Tomás Borge, pour n’évoquer que les plus gourmands. Pis, Dora Maria Tellez fut une héroïne de la guerre révolutionnaire, que l’on se souvienne de ce coup d’éclat que fut la prise d’otage du Palais national en 1978. Certaines intellectuelles de cette mouvance, telles Sofia Montenegro et Vilma Nuñez de Escorcia5, ont de surcroît choisi d’aider la belle-fille d’Ortega à témoigner des attouchements et viols répétés que son beau-père lui a fait subir de 1978 (il avait trente ans ; elle en avait onze) à 1998. Considérant qu’il y avait là une succession de crimes injustifiables, ces militantes féministes venues des rangs du Fsln ont aidé Zoilamerica Narvaez à déposer plainte devant la justice nicaraguayenne6. Devant la capacité de Juana Mendez, ancienne guerillera du Front devenue juge, celle-là même qui condamna en 2003, à très juste titre, Arnoldo Aleman à vingt ans de prison pour un détournement de fonds de 250 millions de dollars, à enterrer l’affaire, elles l’ont aidée à déposer plainte devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme qui a déclaré la plainte recevable en 19997. L’affaire est particulièrement explosive. Elle met en scène la perversion pathologique de Daniel Ortega ; perversion associée à un sens de la justification particulièrement veule : « tu es nécessaire à ma stabilité émotionnelle, c’est ton rôle pour la Révolution », puis lorsque l’affaire éclatera, mes « années de prison ont perturbé ma sexualité » ! L’affaire témoigne aussi des incroyables chaînes de complicité auxquelles a conduit la soumission aveugle à un dirigeant prétendant incarner la révolution. Une femme, Rosario Murillo, la mère de Zoilamerica qui, après avoir tout à tour nié les faits, a accusé sa fille d’avoir voulu séduire son mari, va pour finir peser sur sa fille pour qu’elle retire sa plainte – ce qu’elle vient d’obtenir – et user de son entregent pour avoir barre sur son mari et redevenir un personnage politique. Les membres de l’appareil politico-militaire de la présidence de la République qui n’ont pu qu’être les témoins particulièrement complaisants de l’affaire. Les hommes auxquels Zoilamerica Narvaez a été livrée par Daniel Ortega pour qu’ils la violent sous ses yeux. Sans compter quelques curés sandinistes qui lui conseillèrent la résignation, comme par exemple Miguel d’Escoto, ancien chancelier du Nicaragua, aujourd’hui personnage de premier plan à l’Onu.

Le troisième « crime » des membres de cette galaxie d’intellectuels et des Ong qu’ils animent est d’avoir pris au sérieux la thématique du droit et d’avoir construit une analyse politique de la situation. Comme ils l’ont fort bien dit, le pacte conclu en 1999 entre Aleman et Ortega visait tout à la fois à contrôler les institutions en ne nommant que des hommes de paille, sandinistes ou libéraux, à la Cour suprême de justice, au Conseil suprême électoral, mais aussi à se garantir l’un l’autre leur immunité parlementaire. Ainsi, ni l’un ni l’autre n’auraient à répondre devant la justice des crimes dont ils étaient accusés : des vols retentissants pour l’un ; des viols répétés pour l’autre !

Échéances électorales

C’est non seulement au regard de ce passé qu’il faut apprécier les poursuites lancées à l’encontre du Mam et de Cinco, comme d’autres Ong, et de leurs dirigeants, Carlos Fernando Chamorro et Sofia Montenegro, mais aussi en fonction d’échéances électorales très immédiates. Les élections municipales de novembre dont Ortega veut faire un plébiscite pour tenter de réformer la constitution et permettre sa réélection immédiate. Ces attaques contre le Mouvement des femmes comme celles contre Carlos Fernando Chamorro, Sofia Montenegro et ceux qui ont pris leur défense, les journalistes de la Prensa et du Nuevo Diario, une partie de ceux des télévisions et des radios, les militants du Mrs en train de constituer une vaste alliance avec ceux qui, dans la mouvance libérale, veulent dénoncer le pacte avec Ortega, sont autant de menace contre les têtes de file de l’opposition aux projets d’Ortega. Respectueux des lois, ils n’entendent pas mettre en question le pouvoir d’un président élu pour cinq ans. Ils entendent en revanche mettre en minorité les sandinistes lors des élections municipales notamment à Managua, c’est-à-dire constituer des contre-pouvoirs. C’est en cela que les reportages d’investigations de Carlos Fernando Chamorro leur sont insupportables, tout comme les remarques des féministes sur le fait que le pouvoir ortéguiste « est le pire des scénarios pour l’émancipation des femmes ». De même Ortega et sa femme sont-ils furieux du mouvement d’opinion qui se dessine chez les femmes latino-américaines qui entendent dénoncer les viols dont Zoilamerica Narvaez a été la victime. Ortega a dû renoncer à l’investiture du nouveau président du Paraguay et une ministre hondurienne a démissionné pour protester contre sa venue dans ce pays. Enfin, les féministes salvadoriennes ont annoncé qu’elles manifesteraient contre la venue du président nicaraguayen lors du prochain sommet centraméricain au Salvador.

Les menaces à l’encontre de Carlos Fernando Chamorro, de Sofia Montenegro et plus récemment de Vilma Nuñez de Escorcia sont à prendre très au sérieux. Un journaliste naguère sandiniste, Carlos Guadamuz, qui avait dénoncé les détournements de fonds au sein de la fondation Augusto César Sandino, a été assassiné par un ancien officier de la direction générale de la sécurité de l’État. Lorsque celui-ci fut arrêté pour ce crime, Lénin Cerna, son ancien responsable à la Dgse, un proche d’Ortega, déclara que celui-ci avait toujours été un bon élément, que Carlos Guadamuz était un personnage indéfendable. Mieux, bien que son assassin ait été condamné à une longue peine d’emprisonnement, un juge vient de le libérer pour « bonne conduite ». Beaucoup de Nicaraguayens voient là un signal très clair à l’encontre des opposants.

  • 1.

    On consultera sur internet les deux vidéos des interventions policières, au Mam, http://www.youtube.com/watch?v=9fjd14Xy_XY, et à CINCO, http://video.google.com/videoplay?docid=2935904390580070485&ei=DezxSPiFLKP0.

  • 2.

    On trouvera tous les détails de la mise en place des Cpc dans les articles publiés par l’excellente revue Envio www.envio.org.ni/ et dans l’étude de Carlos Fernando Chamorro, El « poder ciudadano » de Ortega en Nicaragua : Participacion democratica, o populismo autoritario, étude réalisée pour le Wilson International Center dans le cadre du séminaire “Understanding Populism and Popular Participation: A New look at the ‘New Left’ in Latin America”, étude consultable sur le site www.aportescriticos.com.ar/

  • 3.

    Voir Sergio Ramirez, « Un chanteur dit non au Président Ortega », Le Courrier international, no 924, 17 juillet 2008.

  • 4.

    Sergio Ramirez, Adios Muchachos, Mexico, Aguilar, Taurus, 1999 comme son livre d’entretiens avec Silvia Cheram, Una vida por la palabra, Mexico, Fondo de Cultura Economica, 2004 ; Ernesto Cardenal, La Revolución Perdida, Madrid, Editorial Trotta, 2004 ; Gioconda Belli, El Pais bajo mi piel, Vintage, Plaza y Janes, 2002.

  • 5.

    Il faudrait ajouter à ces noms ceux de Michèle Najlis, Vidaluz Meneses, Margaret Randal et Silvio Redo.

  • 6.

    On retiendra également le rôle décisif dans cette affaire du Réseau de femmes contre la violence, dont les militantes sont pour la plupart issues du Fsln.

  • 7.

    On verra sur ce point les articles de El Pais (Madrid, 29 juin 2008) et de Busqueda (Montevideo, 5 juin 2008), et la déposition proprement glaçante de Zoilamerica Narvaez, Testimonio de Zoilamerica Narvaez en contra de su padre adoptivo Daniel Ortega Saavedra, www.sandino.org/zoila.htm

Gilles Bataillon

Gilles Bataillon est sociologue, spécialiste de l'Amérique latine contemporaine. Il est directeur d'études à l'EHESS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Genèse des guerres internes en Amérique centrale (Belles lettres, 2003), Passions révolutionnaires : Amérique latine, Moyen-Orient, Inde (EHESS, 2011) et Violence politique en Amérique latine (Du Felin Eds, 2019). …

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