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Nicaragua : fraude électorale et coups de force

juin 2009

#Divers

Les élections municipales nicaraguayennes du 9 novembre 2008 et la fraude qui y a régné marquent une rupture sans précédent avec les normes démocratiques en vigueur depuis 1987 dans le pays. Ces événements témoignent sans conteste de la volonté de Daniel Ortega de renouer durablement avec des mœurs que l’on croyait tombées en déshérence sur la scène politique nicaraguayenne. On retrouve le goût pour les coups de force à l’encontre de l’opposition et le culte du chef qui ont caractérisé la mise en place du pouvoir du parti-État sandiniste (1979-1984) puis le premier mandat présidentiel d’Ortega (1984-1990). On pare du cachet du neuf les vieilles pratiques des élections « pactées » et le projet « continuiste » dont la famille Somoza avait usé pendant près d’un demi-siècle pour se maintenir à la tête du pays.

Un président minoritaire

Dans quel contexte les élections municipales ont-elles été organisées, deux ans après l’arrivée de Daniel Ortega à la présidence ? En novembre 2006, pour la première fois, seize ans après sa défaite face à l’Union nationale d’opposition et à sa candidate Violeta Barrios de Chamorro, et après deux autres défaites face aux can

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Gilles Bataillon

Gilles Bataillon est sociologue, spécialiste de l'Amérique latine contemporaine. Il est directeur d'études à l'EHESS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Genèse des guerres internes en Amérique centrale (Belles lettres, 2003), Passions révolutionnaires : Amérique latine, Moyen-Orient, Inde (EHESS, 2011) et Violence politique en Amérique latine (Du Felin Eds, 2019). …

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