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Fernando Gil, la lucidité comme évidence

juin 2006

#Divers

Le philosophe portugais Fernando Gil (1937-2006) est décédé à Paris. Il a parcouru le siècle, en commençant dans les années 1950 par l’attraction marxiste. Toutefois, dès sa jeunesse à Lourenço Marques (aujourd’hui Maputo, Mozambique) se produisit la rencontre inattendue avec l’« Hétérodoxie » d’Eduardo Lourenço. Un poète de ses amis, Rui Knopfli, joua un rôle important – il était parmi

les rares personnes qui, au cours de ces premières années cinquante, doutaient de l’excellence du marxisme (comme son scepticisme m’irritait !).

Et l’« Hétérodoxie » bouscula les consciences, en mettant en cause le « déterminisme ». Fernando Gil, plus tard, devait s’étonner de ce que cette mise en garde n’ait pas trouvé de réponse immédiate chez lui :

Il suffit qu’un seul homme transcende la classe pour que tous les autres soient susceptibles de la transcender eux aussi.

En 195

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