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Quels Européens pour quelle Europe ?

janvier 2007

#Divers

Dans la conférence inaugurale des Rencontres internationales de Sintra (Portugal), organisées par Sedes et consacrées cette année à la question : « Quels Européens pour quelle Europe ? », Guy Coq a rappelé que le fait de nommer les sources n’implique pas une identification : nous ne nous identifions pas à une origine, mais par rapport à l’origine. L’Europe n’est ni grecque, ni chrétienne, ni romaine. Mais la civilisation (ou la culture) européenne est caractérisée par une relation forte avec ses origines. Cette influence a été intense sur le long terme. Ainsi Rémi Brague souligne-t-il dans Europe, la Voie romaine1 qu’aucun des éléments à l’origine de la civilisation européenne ne lui appartient en propre. Rome apporte à l’Europe une « culture qu’elle n’a pas créée » et le « christianisme s’inscrit aisément dans l’attitude romaine ». Entre les Romains et les Grecs, comme entre les chrétiens et les juifs se noue une relation complexe d’antécédence, d’influence et de construction de soi. La compréhension de la civilisation exige néanmoins qu’elle soit considérée comme Histoire, le récit européen étant compris comme ouvert sur de nouveaux chapitres et de nouvelles contributions. Comme nous l’avons vu dans le récent débat s

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Guilherme d'Oliveira Martins

Guilherme d’Oliveira Martins est un juriste et homme politique portugais. Membre fondateur des jeunesses socio-démocrates, il a notamment exercé les fonctions de ministre de l’éducation (1999-2000), ministre des finances (2001-2002) et président du tribunal des comptes (2005-2015). Il est actuellement membre du conseil d’administration de la Fondation Calouste-Gulbenkian.…

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