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Albert Camus : un équilibre des contraires

janvier 2008

#Divers

Le type d’engagement représenté par Jean-Paul Sartre est souvent considéré rétrospectivement comme le rapport à la politique et à l’histoire le plus évident pour un philosophe. Pourtant, il mérite d’être discuté, à la lumière notamment d’autres conceptions, comme celle de Camus, qui mettait au premier plan un art d’éprouver et de décrire. Puisque tout ne se résout pas dans une dialectique qui consacre la souveraineté de la raison sur les événements, l’équilibre, sans résolution des contraires, mérite d’être redécouvert avec Camus.

Quoi de plus facile que de passer de la révolte personnelle à l’idée de révolution ? Quoi de plus profond, au contraire, et de plus persuasif, que ce grand mouvement qui s’opère à l’intérieur d’un homme heureux, équilibré, plein de force et d’une sincère estime de soi-même (marque de la noblesse selon Ortega y Gasset) pour l’amener à la reconnaissance d’une misère commune, où il trouvera à la fois sa limitation et un épanouissement1 ?

Dans ce portrait d’Antoine, l’un des protagonistes des Thibault, qu’il préférait à son frère Jacques, nous serions tentés de croire que Camus se projetait peut-être :

la révolte plutôt que la

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