Portrait d'Alice Kaplan
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Camus en son premier roman. Une lecture d'Alice Kaplan

Une lecture d’Alice Kaplan

L’Arabe du futur revient, titre une partie de la presse nationale au moment où paraît le troisième tome de l’autobiographie en bande dessinée de Riad Sattouf, un franco-syrien aux cheveux blonds dont la famille a déménagé en Libye, puis en Syrie où il vécut ses douze premières années1. Traduit en dix-sept langues, écoulé à environ un million d’exemplaires, il rejoint presque Meursault, contre-enquête, le livre de Kamel Daoud qui bénéficia d’un accueil enthousiaste en France. Un succès qui exprime, par-delà une description de la barbarie du régime d’Hafez el-Assad, une curiosité, voire un engouement pour cette réalité arabe qui nous est si proche. Avec En quête de l’Étranger d’Alice Kaplan2, c’est l’Arabe du passé qui revient.

Nous croyions avoir lu…

L’Étranger : nous croyions l’avoir lu, relu. Nous croyions tout connaître de ce roman écrit en six semaines, pendant l’année 1940, par un jeune homme de 29 ans.

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Guy Samama

Professeur agrégé de philosophie, directeur de la rédaction de la revue Approches.

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Les violations des droits de l’homme restent impunies en Syrie. Le rêve illibéral d’une démocratie sans droit gagne la Turquie et les pays d’Europe centrale. Les institutions internationales sont impuissantes ou réduites à mener des actions humanitaires. Si le moment des droits de l’homme est derrière nous, il revient à l’Europe de mener une nouvelle bataille pour ces droits. Des articles aussi sur l’élection présidentielle, la ville numérique et l’Etranger de Camus.