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Afghanistan : dessine-moi une décennie

février 2012

#Divers

À Bonn, le 5 décembre 2011, le gouvernement afghan a promis de mieux gérer son pays. Ses donateurs, en échange, se sont engagés à maintenir leur soutien financier pendant dix ans de plus, après le départ des contingents militaires, soit jusqu’en 2024.

Il est permis de douter que ces engagements mutuels puissent être tenus. Deux décennies d’investissement massif de la communauté internationale n’auront pas vraiment fait la différence. Comment en est-on arrivé là ?

L’erreur monumentale commise une décennie plus tôt, lors de la conférence qui fonda, à Bonn déjà, le 5 décembre 2001, l’État afghan post-taliban, fut d’apporter au nouveau régime un encadrement politique léger (le light footprint des Nations unies) et un soutien militaire massif (par l’Otan).

Il eût fallu faire le contraire. Le principal problème était (et demeure aujourd’hui), non la force des talibans, mais bien la faiblesse des structures de l’État, inefficaces et décrédibilisées. Le choix stratégique de « gagner les cœurs et les esprits » en envoyan

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