Dans le même numéro

Le dilemme de la gauche espagnole

décembre 2016

#Divers

La démission début octobre de Pedro Sanchez, le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (Psoe), a dévoilé au grand jour l’ampleur de la crise dans laquelle est plongé le parti depuis les élections du 20 décembre 2015 : doit-il, par l’abstention, permettre la formation d’un gouvernement du Parti populaire, responsable de la politique d’austérité vivement condamnée dans la campagne électorale, ou doit-il faire alliance avec Podemos pour former le « gouvernement du changement » − le changement désiré par les Indignés ? Ce sera finalement, samedi 29 octobre 2016, la première option qui triomphera1.

Pour justifier l’impossibilité d’une alliance avec Podemos, Pedro Sanchez a mis en avant, à plusieurs reprises, son désaccord avec la ligne « radicale » du parti, celle suivie par son secrétaire général Pablo Iglesias, opposée à la ligne « transversale » de son secrétaire politique Íñigo Errejón Galván. Quel sens et quelle validité faut-il accorder à cette division de Podemos, largement répercutée dans les médias et entretenue également, à leur corps défendant, par ses propres dirigeants2 ?

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !