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Quand l'art hallucine

Stupéfaction, intoxication, dépendance, accès mystiques, soulagement, mort, illumination... Si les drogues ont des usages thérapeutiques, religieux ou scientifiques, le recours aux drogues appartient également à l’histoire de l’art. L’exposition « Sous influences » que la Maison Rouge à Paris vient de consacrer aux relations entre arts plastiques et produits psychotropes du xxe siècle jusqu’à l’époque contemporaine rappelle ainsi les liens entre la recherche artistique, la création et l’expérience des paradis artificiels. « La drogue, qu’on s’en souvienne, est plus révélatrice que créatrice », écrivait Henri Michaux, dont les dessins sont considérés comme l’image officielle du monde mescalinien. C’est surtout ce qui ressort de cette exposition, qui a présenté un trop grand nombre d’œuvres mineures tout en convoquant des artistes bien connus des historiens ou du marché de l’art comme Jean Cocteau, Hans Bellmer, Larry Clark, Henri Michaux, Yayoi Kusama, Damien Hirst, Carsten Holler et Takashi Murakami... Elle souligne bien cependant que l’accès aux drogues continue d’influencer la vie culturelle contemporaine.

Ouvrir les portes de la perception

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Isabelle Danto

Critique de danse pour la Revue Esprit, Isabelle Danto a été journaliste pour la presse quotidienne (Le Figaro) et a contribué à différentes revues (Danser magazine, Mouvement, La revue des deux mondes) et à plusieurs publications (préface de l’ouvrage Käfig, 20 ans de danse, CCN de Créteil et du Val de Marne / Somogy éditions, 2016). Elle intervient régulièrement dans les festivals…

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