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La crise de l’Union européenne vue d’Europe centrale

juillet 2006

#Divers

Alors que l’intégration des nouveaux membres est une réussite et n’a nullement paralysé le fonctionnement des institutions européennes, les entrants sont socialisés dans un contexte de crise provoquée par le rejet de la constitution par des États fondateurs.

Le blues postréférendaire est vécu assez différemment par les anciens et les nouveaux membres de l’Union européenne. Dans la « vieille Europe » on a du mal à surmonter le choc d’un vote de défiance envers le projet européen dans des pays fondateurs. Un échec qui plombe les énergies et révèle une panne de l’imagination politique autant que celle d’un « modèle » socio-économique. Chez les nouveaux membres d’Europe centrale et orientale, en plein boom économique, on veut au plus vite tourner une page que l’on n’avait pas vraiment écrite et relancer l’Europe par la consolidation et la poursuite de ce qui est sa réussite inavouable : l’élargissement à l’Est. C’est la nouvelle version de la querelle des anciens et des nouveaux (faute d’être modernes) ou, si l’on préfère, des adeptes de l’approfondissement et des adeptes de l’élargissement. La France fut depuis 1989 le pays par excellence qui résistait à l’élargissement pour permettre l’approfondissement de l’Union européenne. D’où une série de traités (Maastricht en 1992, Amsterdam en 199

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Jacques Rupnik

Politologue et directeur de recherches au CERI-Sciences Po, il est spécialiste des problématiques de l'Europe centrale et orientale. Ses recherches portent sur la transition démocratique en Europe de l'Est et dans les Balkans, l'intégration européenne (élargissement de l'UE et politiques de voisinage) et les nationalismes.

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