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Poutine III. Comment les Russes ont dû voter Medvedev pour conserver Poutine

août/sept. 2008

#Divers

L’élection présidentielle russe n’a pas suscité de fortes critiques. À tort, car elle témoigne du recul de l’État de droit et des principes démocratiques en Russie et renforce l’accaparement oligarchique du pouvoir.

Vladimir Poutine n’a jamais été aussi puissant que depuis qu’il a troqué le poste de président pour celui de Premier ministre, plus exactement de « président du Gouvernement » selon les termes de la Constitution russe de 1993. Le 7 mai 2008, il a installé au Kremlin son protégé, Dmitri Medvedev, un homme de quarante-deux ans qui vit dans son sillage depuis l’âge de vingt-cinq ans, qui lui doit toute sa carrière et qui continue à marcher trois pas derrière son mentor. Le lendemain, il a été confirmé à la tête du gouvernement russe à une très large majorité1.

Le nouveau Premier ministre a réussi, en quelques semaines, à tirer la plupart des prérogatives présidentielles vers le gouvernement et à nommer tous ses proches et des hommes des services de renseignement aux postes clés, tant autour de lui qu’autour de Medvedev à la présidence. La victoire de la « Famille Poutine » est incontestable, le nouveau président n’étant encore aujourd’hui qu’un

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Jean-Charles Lallemand

Jean-Charles Lallemand est docteur en science politique, spécialiste de la Russie et de la Biélorussie. Il a participé à des missions d'observation électorale pour l'OSCE en Russie, en Biélorussie et en Ukraine.

Marie Mendras

Politologue, Marie Mendras est chercheure au CNRS et au Centre de Recherches Internationales de Sciences Po, où elle enseigne. Elle est spécialiste de la Russie, de l’Ukraine et des relations Europe-Russie. Elle travaille sur le système politique et les élites russes, ainsi que sur les conflits menés par Moscou hors de ses frontières. Marie Mendras a rempli de nombreuses missions d’observation…

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