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Que peut-on espérer du droit international ?

août/sept. 2015

#Divers

Si Habermas reprend l’idéal cosmopolitique kantien d’une union des peuples, il est également sensible au risque d’une instrumentalisation impérialiste et moralisatrice des droits de l’homme au service d’une puissance particulière. Alors que les violences récentes semblent obscurcir l’horizon cosmopolitique, Habermas tente de le maintenir vivant comme instrument critique des politiques de puissance.

À travers de nombreuses interventions publiques, Jürgen Habermas s’est interrogé sur le désordre des relations internationales et la possibilité de penser, au-delà des violences et des guerres, une paix non seulement durable mais « perpétuelle » entre les nations1.

Pour répondre à cette interrogation, Habermas a construit un dialogue entre deux absents, Emmanuel Kant et Carl Schmitt. Kant représente une formulation encore éclairante du projet cosmopolitique, tandis que Schmitt formule les objections qui restent sans doute les plus fortes, à ce jour, à un tel projet. La discussion de ces deux auteurs permet à Habermas d’approfondir et d’affermir le projet cosmopolitique en combattant deux dangers qui le g

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Jean-Claude Monod

Philosophe, il s'intéresse en particulier aux rapports entre politique et religion, ainsi qu'à l'articulation entre démocratie et pouvoir, notamment dans l'interrogation qui est au coeur de son livre, Qu'est-ce qu'un chef en démocratie? Politiques du charisme (Paris, Seuil, 2012).

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