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Éric Ruf, l'hirondelle qui annonce un printemps au Français

novembre 2015

#Divers

On attendait la « rentrée » d’Éric Ruf au Français. Nommé en août 2014, en remplacement de Murielle Mayette, le nouvel administrateur avait jusqu’à présent mis en œuvre la programmation de celle qui l’avait précédé1. Continuité oblige. Entré dans la Maison de Molière en 1993, Ruf connaît les usages. Une certaine discrétion dans la prise de fonction était la condition pour pouvoir préparer sa première saison, celle qui aurait valeur de programme pour un mandat. À la différence de la scène politique, ici, le projet ne se dévoile que lorsqu’on s’est vraiment installé dans la place. Les promesses ont dès lors plus de chances d’être tenues.

En juillet dernier, Ruf annonçait le retour de la Comédie-Française à Avignon, après vingt-trois ans d’une trop longue absence2, avec une adaptation des Damnés de Visconti, confié au flamand Ivo van Hove. Ni Shakespeare – trop évident dans la cour du palais des Papes – ni Molière – trop attendu avec la troupe du Français –, mais une œuvre contemporaine, où l’argent et la haine mènent le bal. En conviant pour cela un grand metteur en scène étranger, le nouveau patron du Français aff

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Jean-François Bouthors

Editeur, journaliste et écrivain, il est l’auteur de plusieurs livres, dont La Nuit de Judas (l’Atelier, 2008), Paul le Juif (Parole et Silence, 2011), Délivrez-nous de "Dieu". De qui donc nous parle la Bible ? (Médiaspaul, 2014), Comment Poutine change le monde (François Bourin, 2016), Nous, Français (L’Observatoire, 2018) et, avec Jean-Luc Nancy, Démocratie ! Hic et nunc (François Bourin, 2019).…

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