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La « transfiguration » de Michael Jackson

août/sept. 2009

#Divers

L’émotion qu’a suscitée la mort du chanteur Michael Jackson a été à la hauteur de son succès artistique : planétaire. D’une certaine façon, il n’y a pas de quoi s’étonner du fait que les médias se soient saisis de l’événement avec la célérité, le zèle et les excès qui les caractérisent : un homme qui avait battu tous les records de vente de disques justifiait une pareille mobilisation, même si depuis plusieurs années, Michael Jackson n’était plus sous les spots lights. L’une des surprises de sa mort a été de révéler un attachement du public à sa personne d’une ampleur qu’on ne soupçonnait pas. Cependant, on a assisté à quelque chose qui dépasse largement le phénomène d’accompagnement bienveillant qui se manifeste autour des funérailles d’un proche. Ce que nous avons eu sous les yeux, à l’échelle du globe, world wide, porté par tout le réseau de communication mondiale qui tisse aujourd’hui notre quotidien – l’internet et les grands médias internationaux réunis – n’est pas simplement l’embellissement ordinaire de la figure d’un défunt, mais un véritable phénomène de transfiguration qu’on ne peut manquer de rapprocher de ce que René Girard décrit comme le mécanisme de résolution de la crise mimétique qui produit le sacré.

Le bouc émissaire devient sauveur

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Jean-François Bouthors

Éditeur, journaliste et écrivain, il est l’auteur de plusieurs livres, dont La Nuit de Judas (l’Atelier, 2008), Paul le Juif (Parole et Silence, 2011), Délivrez-nous de "Dieu". De qui donc nous parle la Bible ? (Médiaspaul, 2014), Comment Poutine change le monde (François Bourin, 2016), Nous, Français (L’Observatoire, 2018) et, avec Jean-Luc Nancy, Démocratie ! Hic et nunc (François Bourin, 2019).…

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