Le titre de l’Apologie pour l’histoire de Marc Bloch, sur la première page, dans l’édition de 1993 (Etienne Bloch) préfacée par Le Goff.
Le titre de l'Apologie pour l'histoire de Marc Bloch, sur la première page, dans l'édition de 1993 (Etienne Bloch) préfacée par Le Goff.

L’histoire à l’épreuve du faux

Dans la lignée de Marc Bloch, Jean-Frédéric Schaub interroge les conditions du travail de l’historien à l’épreuve de la prolifération du faux. Face à la révolution numérique et à la fragilisation des régimes de vérité, il défend une exigence de véracité au service d’un engagement intellectuel dans la Cité.


À la mémoire de Jacques Revel (1942-2026)

Dans les premières pages de l’Apologie pour l’histoire, Marc Bloch rapporte une remarque de l’historien belge Henri Pirenne arrivant à Stockholm : « Qu’allons-nous voir d’abord ? Il paraît qu’il y a un Hôtel de Ville tout neuf. Commençons par lui. » C’était prendre le parti de la vie contre celui de l’antique, mais plus encore défendre l’idée que la méconnaissance du présent est la meilleure façon de se méprendre sur le passé. Si nous ignorons le présent, lui nous habite et il guide notre regard sur les périodes plus anciennes. En sorte que connaître son temps est la première étape pour comprendre les gens d’avant et espérer éviter de projeter notre expérience sur ceux qui vécurent un monde bien différent du nôtre. Mais alors, si les périodes anciennes sont très différentes de la nôtre, on doit demander à l’historien si son savoir sur le passé éclaire le présent. Rien n’est moins sûr. Et, si tel n’est pas le cas, à quoi bon des historiens1 ?

À quoi bon des historiens ?

Nous ne faisons plus face à l’ignominie et à la violence des nazis, mais nous percevons que la démocratie, aujourd’hui bousculée par la tentation autoritaire et les ambitions impériales, se trouve affaiblie par les outils et les effets de la révolution numérique. Dans ce contexte, le travail de l’histoire consiste moins à montrer comment les temps successifs accouchent les uns des autres, qu’à faire comprendre que des époques se succèdent, que le passage du temps est irréversible et que l’avenir demeure, à tout moment, imprévisible. Ainsi, la production de connaissances sur les passés procède d’un engagement dans la cité, puisqu’elle arme les citoyens de la capacité de comprendre qu’ils vivent une époque, que le passé ne revient jamais et que l’avenir dépend de ceux qui le bâtissent. De ce point de vue, l’opération historiographique agit de concert avec le travail philosophique sur les concepts qui entendent décrire le réel.

La fréquentation des auteurs du canon philosophique offre à l’historien une ressource qui lui est essentielle. Ces lectures l’informent sur la succession et la concurrence de plusieurs philosophies de l’histoire, auxquelles il peut confronter ses propres vues spontanées ou ses intuitions. C’est encore le plus sûr chemin pour s’affranchir de ce qui demeure impensé dans le regard qu’il porte sur les processus historiques. Ce qui s’apparente à une sorte d’examen de conscience, de surcroît, n’est pas appelé à donner naissance à une théorie générale de l’histoire. De façon beaucoup plus modeste, l’enjeu demeure pour l’historien de savoir repérer les héritages idéologiques qui donnent forme à son rapport au monde et aux sociétés.

Aujourd’hui, la diffusion du faux ne se présente plus comme les rumeurs qui circulaient entre le front et l’arrière, ni comme l’usage de la radio et du cinéma par Joseph Goebbels. La révolution numérique, augmentée de l’intelligence artificielle générative, donne naissance à des millions de petits Goebbels aux audiences les plus diverses. Nous sommes les témoins de l’effondrement des procédures de certification des énoncés destinés à la publication, désormais sans limite ni direction. L’avenir dira si cette dérégulation conduira à l’enrégimentement de populations fanatisées. Cette crainte explique le regain d’écoute, ô combien justifié, pour le cri d’alerte poussé par George Orwell dans 1984. On peut imaginer que cette mise à plat de toutes les opinions aboutisse à une anomie générale, terrain glissant sur lequel il deviendrait de plus en plus difficile de construire une société. Dans le film d’Akira Kurosawa, Rashomon (1950), après que chacun a livré sa version d’un meurtre, le seul personnage qui n’avait assisté à rien conclut : « Un monde où on ne pourrait plus rien croire serait un enfer. »

Comme l’écrivain Stefan Hertmans le suggère, il serait injuste d’attribuer aux théories des « régimes de vérité » (Michel Foucault), ou à la tentation de la déconstruction (Jacques Derrida), ou encore à l’idée que la compréhension des textes ne résulte pas de la connaissance de leur « référent » (Roland Barthes) la paternité de l’indifférence à la véracité qu’imposent aujourd’hui les puissances financières et les autorités politiques2. Toutefois, on est en droit de s’inspirer des arguments de Gilles Gaston Granger ou de Jacques Bouveresse qui, à la même époque, avaient porté une critique rationaliste contre les séductions d’un relativisme qui dénonçait l’autorité de la raison. Le positivisme logique, les philosophies analytiques du langage, le rationalisme en prise avec l’évolution des sciences exactes : autant de ressources qui se présentent aux historiens pour que les choix de méthodes concourent à la véracité et manifestent la volonté de poursuivre la vérité. Cette dimension de la philosophie n’a cessé de se déployer, alors même que des approches se définissant comme pragmatiques réduisaient la vérité au statut de convention sociale.

L’engagement à la véracité et l’horizon de la vérité

De nos jours, la Maison Blanche et les conseils d’administration des compagnies qui ont accumulé d’immenses capitalisations sur la dérégulation de l’information ont décrété l’abolition de la véracité et de la vérité. Dans ces conditions, il est dangereux de penser que la rationalité des connaissances serait une arme de domination des puissants sur le citoyen ordinaire. Même lorsque la rationalité est une arme de la classe dominante, l’émancipation ne saurait passer par le choix de l’irrationalité. C’est pourquoi l’engagement de l’historien, lorsqu’il s’agit de défendre la démocratie et les libertés, consiste à produire des connaissances exactes sur le passé dans une démarche sincère. L’exactitude et la sincérité sont les deux notions que le philosophe Bernard Williams associe pour former le concept de véracité3.

L’exactitude est la vertu qu’on attend d’un engagement méthodologique de tout historien qui entend produire des connaissances sur le passé. Trois exigences s’imposent : d’abord, reconnaître toutes les dettes contractées auprès d’autres scientifiques jusque dans les moindres détails ; ensuite, maîtriser les méthodes de décryptage des traces qui ont survécu au passage du temps ; enfin, comprendre les emprunts effectués le cas échéant dans les sciences exactes, comme l’avaient montré à Alan Sokal et Jean Bricmont. La première est d’autant plus cruciale que les progrès vertigineux enregistrés par les moteurs de recherche et la numérisation des imprimés permet à n’importe qui d’exhiber des masses de références. La deuxième ne l’est pas moins, dans la mesure où la traduction automatique des langues crée l’illusion d’un accès à bas coût à tous les imaginaires du monde4. La troisième pointe les ratés d’une mobilisation sans compréhension de notions tirées de la physique ou de la biologie, ce que Bouveresse désignait comme « l’art de passer pour “scientifique” aux yeux des littéraires5 ».

La sincérité est le contrat que l’historien passe avec lui-même lorsqu’il étudie un phénomène du passé.

La sincérité est le contrat que l’historien passe avec lui-même lorsqu’il étudie un phénomène du passé. Son engagement consiste alors à publier le résultat de son enquête y compris s’il dément ses intuitions premières, ses préjugés ou ses penchants idéologiques. Cette volonté, sans exiger l’éradication de la personnalité du scientifique que nul ne souhaite, consiste à ne pas soumettre le résultat à une intention morale ou militante qui se déploie dans la vie civique. Comme Marc Bloch s’en est expliqué dans les Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de guerre (1921), si les souvenirs de ceux qui vécurent les horreurs des tranchées étaient une matière extraordinaire, en revanche « les observations vraiment précieuses sont celles qui émanent de personnes rompues aux méthodes critiques et habituées à étudier les problèmes sociaux ». Il instaurait ainsi une solution de continuité entre le témoignage et l’analyse historique, à mille lieues de l’impératif de co-construction qui semble aujourd’hui à la page. Et c’était un ancien poilu qui l’affirmait.

L’essentiel : la langue

Pour que l’exactitude et la sincérité soient au rendez-vous, la discipline historique se trouve moins bien équipée que d’autres. Elle ne peut recourir à l’expérimentation, sauf à considérer que les scénarios contrefactuels soient tenus pour tels, dans l’ignorance de ce que sont les opérations de laboratoire. Pour la plupart des périodes, les historiens ne sauraient échanger de paroles avec les personnes qu’ils étudient, comme le font leurs collègues sociologues, ethnologues ou politistes. Ils peuvent, en revanche, recourir à des techniques formalisées, au premier rang desquelles la statistique est d’un secours sans pareil. Toutefois, la conduite de l’enquête, la publication des premiers résultats puis leur divulgation mobilisent le même code, c’est-à-dire la langue naturelle. Cette commodité est, en même temps, une source d’opacité. C’est pourquoi le travail sur la langue engage les historiens.

Ce qui distingue la langue naturelle des codes formalisés, c’est qu’elle n’est pas épurée de l’ambiguïté, ou plutôt de la polysémie, de la plupart de ses mots. Sur ce point, l’ambition et l’engagement doivent se renforcer l’un l’autre. Rien n’autorise un scientifique à ne pas désambiguïser les termes qu’il choisit. Il n’est pas de bonne excuse qui vaille, surtout celle de vouloir faire du style. C’est-à-dire que rien ne justifie que le chercheur abandonne son lecteur devant la multiplicité des significations des mots dans ses phrases. Dès qu’il existe un risque de ne pas distinguer les sens divers d’un terme, cet abandon est une manière d’échapper à l’exactitude. De Claude Lévi-Strauss à Barbara Cassin, l’attention a été portée aux notions qui, dans chaque langue, paraissent singulières et appellent un travail de traduction attentif à ne pas trahir cette singularité. Mais qu’un mot et sa signification ne trouvent pas d’équivalent exact dans une autre langue ne veut pas dire que la notion étudiée soit intraduisible. Toute notion peut être traduite par le recours à une périphrase ou par une somme de termes d’un système à l’autre. Comme l’avait jadis noté Gérard Lenclud, pour dire qu’un mot est intraduisible il faut l’avoir compris6. Ainsi, rien ne s’oppose à ce que les énoncés d’un historien soient dénués d’ambiguïté. En la matière, l’accumulation de métaphores, de figures de style et de néologismes lancés à la hussarde, éloigne de l’emploi de la langue à des fins scientifiques.

À l’ambiguïté des mots se joint l’ambivalence des processus et des représentations. Quel que soit le phénomène que l’historien analyse, il est rare qu’il se présente comme une réalité dont la manifestation et le développement n’auraient qu’une seule dimension et une seule direction. On peut le penser de montages politiques, de relations sociales, de dynamiques économiques, de productions culturelles. Là encore, rien n’autorise l’historien à passer sous silence la pluralité des directions que suit un même processus, c’est-à-dire en un mot ses ambivalences. Il faut alors s’engager à exposer l’ensemble de ces dimensions, quitte à faire porter l’enquête sur l’une d’elles, mais sans ignorer l’existence des autres. Ainsi, la démarche scientifique impose-t-elle deux exigences : la réduction de l’ambiguïté des termes porteurs de notions et de concepts et l’analyse des ambivalences de tout processus social.

Ne pas oublier le calcul

Dans l’histoire récente de la discipline historique, la défiance à l’égard du rationalisme a alimenté un mouvement d’émancipation vis-à-vis d’une conception jugée trop scientiste de l’enquête. La démonstration des régularités sociales avait certes été conduite au détriment de l’attention prêtée aux personnes7. Mona Ozouf a observé qu’il existait un parallélisme troublant entre l’effacement du personnage dans le Nouveau roman et celle du sujet dans le type d’histoire quantitative publié dans la revue Annales. Économies, sociétés, civilisations des années 1950 aux années 19808. La réception française de la « microstoria » italienne a permis de critiquer un modèle devenu moins inventif. L’objectif de la critique n’était pas de s’affranchir de la scientificité, ni même des méthodes quantitatives. On constatait plutôt que la production des connaissances sur le passé était frappée par une loi des rendements décroissants. La multiplication de monographies conçues sur le même patron conduisait à chaque fois les lecteurs de la présentation de structures au récit de diverses conjonctures. Quant à la critique de la statistique, ce qu’elle mettait en doute n’était pas la valeur probatoire du calcul. Elle s’interrogeait sur la formation des catégories (sociales, économiques, politiques, culturelles) par lesquelles on qualifie les phénomènes d’abord, afin de les compter ensuite. Nombre d’historiens qui souhaitaient se détourner de l’analyse quantitative trouvaient là, par malentendu, une bonne raison de le faire.

Cependant, aucun des contempteurs des routines héritées des Annales n’a prétendu qu’il était possible d’analyser des phénomènes de grande ampleur (populations nombreuses, vastes territoires, tendances culturelles, comportements électoraux) sans recourir à l’analyse quantitative. En revanche, ce qui a été mis en œuvre, avec succès, fut une articulation entre recherches sur de grands nombres et études sur des échantillons de diverses tailles. C’est ce que Jacques Revel a désigné comme des jeux d’échelles. Ainsi, si l’on prête attention à la façon dont les historiens travaillent, l’abandon du chiffre ne s’est jamais présenté comme une forme d’émancipation intellectuelle. De surcroît, tandis que le recours à la statistique faisait l’objet de sarcasmes, les méthodes de calcul se sont affinées. Outils de description du réel, elles opèrent comme des révélateurs de ce qu’aucune intuition ne peut deviner.

Même lorsque la statistique joue un rôle exploratoire, le raisonnement historique ne peut se passer de la langue naturelle. La même langue opère pour produire des connaissances exactes sur le passé, pour diffuser les savoirs issus des opérations scientifiques, mais aussi pour évoquer les temps et les personnes d’avant dans les registres les plus divers. Les trois emplois sont utiles, dès lors qu’on sait en distinguer la portée. La rigueur logique et sémantique doit encadrer la formulation de connaissances. La clarté et la simplicité permettent une diffusion que la société est en droit d’attendre de ses savants. L’invention stylistique encourage les expériences de pensée et alimente des émotions qui modèlent notre rapport au monde. Mais l’imagination et ses intuitions ne produisent pas de connaissances exactes.

Différencier les langages

L’engagement des historiens consiste donc à différencier plusieurs registres de discours : celui de la production de savoirs scientifiques, celui de leur diffusion, celui de l’écriture littéraire, celui des cérémonies civiques, celui de la fiction. Le dernier point ne fait aucune difficulté. Dans les années 1970, grande a été la volonté de comprendre le monde social comme s’il s’agissait d’un ensemble de textes. En parallèle, l’analyse des textes a prétendu se passer de toute référence au monde social. Il en a résulté la tentation d’interpréter les processus sociaux et les productions textuelles comme autant de fictions. Dès lors, toute ambition des sciences sociales de se montrer à la hauteur de leur fonction scientifique deviendrait dérisoire. Tel est le défi que le « tournant linguistique », inspiré par la réception de l’œuvre d’Hayden White, lançait aux historiens au tournant des années 1980. Pourtant, c’est de la narratologie elle-même qu’est venue une réplique dont les historiens mesurent tout le prix. Car tracer des frontières entre ce qui relève de la fiction et ce qui relève du réel dans notre expérience du monde est le préalable à toute démarche qui entend livrer des connaissances exactes9. C’est encore depuis la discipline littéraire qu’a été tiré le signal d’alarme, et bien avant le premier mandat de Donald Trump, sur les risques que court la démocratie, dès lors que les puissants décrètent pouvoir fonder des « faits alternatifs10 ».

Les historiens s’engagent à produire des connaissances, c’est-à-dire à valider, à chaque étape de leur travail, la certitude que le vrai et le faux ne sont pas interchangeables selon les points de vue. Cela ne signifie aucunement qu’ils doivent jouir du monopole de l’évocation du passé. Rien n’interdit de faire bon accueil à ce que les romanciers, les bédéastes, les cinéastes, les dramaturges, les artistes plastiques ont à dire sur le passé. Une pensée d’historien qui se tiendrait à distance du foisonnement artistique aurait toute chance de s’appauvrir. Mais cela n’implique pas que la confusion des registres soit une bonne façon de fonder des savoirs sur le monde et sur la société. L’historien peut tirer parti du fait que le calcul réduit la complexité foisonnante de la réalité et, en même temps, se trouver encouragé par la littérature à prendre en charge la complexité des êtres et des choses11.

Encore faut-il ne pas la sacrifier, par faiblesse, à la tentation d’une écriture qui, se voulant évocatrice, masque son imprécision. Le dialogue entre l’historien et l’écrivain est inévitable pour la simple raison que la littérature est toujours l’étape première dans l’éducation à la pensée. En ce sens, tout historien a été lecteur de littérature, souvent de façon aussi profonde qu’intense, avant de découvrir qu’il existait un « métier d’historien ». C’est pourquoi cette confrontation est souhaitable. Mais la procédure par laquelle l’historien fonde l’exactitude d’une découverte ou d’une analyse ne relève pas de l’écriture littéraire. Ou bien, s’il s’affranchit de cette exigence, il y a fort à parier que la découverte ou l’analyse demeurent faiblement fondées.

Au bout du compte, l’historien se situe aujourd’hui quelque part sur le front de la résistance face au confusionnisme qui règne dans le monde qu’a engendré la révolution numérique. Le règne de l’équivoque, des sens multiples et des doubles-fonds permet aux autorités les plus agressives et aux entreprises les plus conquérantes de piloter des sociétés grâce à des outils de désorientation. Dire non, c’est croire en la science, dans les sciences sociales, les sciences de la vie et de la terre, de façon solidaire. Tel est l’engagement que les historiens peuvent honorer, face à l’avenir incertain de la démocratie.

  • 1. Ce texte prolonge les réflexions menées dans le dernier ouvrage de Jean-Frédéric Schaub, Le passé ne s’invente pas, Paris, Albin Michel, 2026.
  • 2. Voir Stefan Hertmans, Quel présent vivons-nous ?, Arles, Actes Sud, 2025.
  • 3. Voir Bernard Williams, Vérité et véracité. Essai de généalogie, Paris, Gallimard, 2006.
  • 4. Voir Tiphaine Samoyault, Traduction et violence, Paris, Seuil, 2020.
  • 5. Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie, Paris, Raisons d’Agir, 1999.
  • 6. Voir Gérard Lenclud, L’Universalisme ou le pari de la raison, Paris, Seuil/Gallimard/EHESS, coll. « Hautes Études », 2013.
  • 7. Voir Sabina Loriga, Le Petit x. De la biographie à l’histoire, Paris, Seuil, coll. « La Librairie du xxie siècle », 2010.
  • 8. Voir Mona Ozouf, « Récit des romanciers, récit des historiens », Le Débat, vol. 3, no 165, 2011, p. 13-25.
  • 9. Voir Françoise Lavocat, Fait et fiction. Pour une frontière, Paris, Seuil, 2016.
  • 10. Voir Daniele Giglioli, « Trois cercles : critique et théorie entre crise et espoirs », Contretemps. Revue de critique communiste, no 6, 2012, p. 60-65.
  • 11. Voir Milan Kundera, Les Testaments trahis [1993], Paris, Gallimard, coll. « À voix haute », 2007.